5113 Auriac (Saint-Julien-du-Tournel) 48190 Mont Lozère et Goulet
Frise chronologique
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1856
Date gravée sur la pierre sommitale
Date gravée sur la pierre sommitale 1856 (≈ 1856)
Indique probablement l'achèvement de l'édifice.
XIXe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher XIXe siècle (≈ 1865)
Période d'édification du monument en schiste et granite.
17 juillet 1992
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 17 juillet 1992 (≈ 1992)
Protection officielle du clocher de tourmente.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher de tourmente des Sagnes, au hameau des Sagnes (cad. domaine public communal ; non cadastré) : inscription par arrêté du 17 juillet 1992
Personnages clés
Fayet de Mende - Fondeur de cloche
A produit la cloche en fonte datée du XIXe.
Origine et histoire du Clocher de tourmente
Le clocher de tourmente des Sagnes est un édifice emblématique situé dans le hameau des Sagnes, sur la commune de Saint-Julien-du-Tournel, en Lozère. Construit au XIXe siècle, il se distingue par sa structure pyramidale tronquée, surmontée d’une dalle de pierre gravée d’un chronogramme. Une cloche en fonte, décorée de reliefs et d’inscriptions, est soutenue par un élément de ferronnerie, tandis que son joug est en pierre. Ce type de clocher, propre aux abords du Mont Lozère, servait à des usages variés : angélus, glas, alertes scolaires, prévention des orages, ou encore guidage des personnes égarées dans le brouillard.
Ces clochers, souvent érigés dans des hameaux dépourvus d’églises, étaient des points de repère sonores et sociaux. Leur architecture, proche des clochers-murs à baie unique, repose sur une base rectangulaire effilée vers le haut. Certains comportent une niche abritant une statue religieuse ou une petite loge pour le sonneur. Le clocher des Sagnes, inscrit aux monuments historiques depuis 1992, illustre cette tradition locale du XIXe siècle, avec une cloche fondée par Fayet de Mende et une pierre sommitale datée de 1856.
Leur rôle s’est aujourd’hui réduit aux glas et aux alertes incendie, mais ils restent des témoignages de la vie communautaire et des techniques de construction rurales de l’époque. Ces édifices, souvent surmontés d’une croix en fer ou en pierre, reflètent l’ingéniosité des populations montagnardes pour s’adapter aux contraintes géographiques et climatiques de la région.