Frise chronologique
1902
Première mention du café
Première mention du café
1902 (≈ 1902)
Bar attesté, lié au Cirque d’Hiver.
années 1920
Installation du décor actuel
Installation du décor actuel
années 1920 (≈ 1920)
Frise et plafond par Mêmery.
1987
Menace sur la frise
Menace sur la frise
1987 (≈ 1987)
Partie du décor retirée.
6 novembre 1995
Classement monument historique
Classement monument historique
6 novembre 1995 (≈ 1995)
Protection du décor intérieur.
2021
Ajout d’une fresque contemporaine
Ajout d’une fresque contemporaine
2021 (≈ 2021)
Œuvre de Matthieu Cossé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clown-Bar (cad. 11 : 01 AO 75) : classement par arrêté du 6 novembre 1995
Personnages clés
| Jean-Baptiste Mêmery - Architecte |
Concepteur du décor des années 1920. |
| Matthieu Cossé - Artiste contemporain |
Auteur de la fresque de 2021. |
Origine et histoire
Le Clown-Bar, situé au 114 rue Amelot dans le 11e arrondissement de Paris, est un restaurant bistronomique classé monument historique en 1995. Son décor intérieur emblématique inclut une frise en céramique représentant une parade de clowns, réalisée par la manufacture de Sarreguemines, et une devanture Art Nouveau ornée de motifs floraux dorés. Une fresque murale contemporaine, ajoutée en 2021 par Matthieu Cossé, complète aujourd’hui l’ensemble.
Le nom du bar trouve son origine dans sa proximité avec le Cirque d’Hiver, ouvert en 1852. Les clowns, ne pouvant se démaquiller entre deux représentations, fréquentaient ce bistrot et d’autres établissements voisins comme L’Entrée des Artistes. Le décor actuel, datant des années 1920, aurait été conçu par l’architecte Jean-Baptiste Mêmery, actif à Paris entre 1909 et 1945. Il combine des panneaux de céramique et un plafond en fixé sous verre, technique typique de l’époque.
À l’origine, les céramiques couvraient tout l’intérieur, mais une partie fut retirée dans les années 1980. Seul le décor de l’entrée subsiste aujourd’hui, accompagné d’un comptoir en étain ajouté ultérieurement par l’entreprise Nectoux, spécialiste des comptoirs de bistrots. Des céramiques similaires, produites par Sarreguemines, ornent aussi Le Cochon à l’oreille, un autre restaurant parisien du 1er arrondissement.
Le Clown-Bar illustre le lien étroit entre les lieux de spectacle et la vie quotidienne du quartier au début du XXe siècle. Son classement en 1995 a permis de préserver un témoignage rare de l’art décoratif et de la culture populaire parisienne, mêlant héritage circassien et patrimoine architectural Art Nouveau.