Frise chronologique
Xe–XIIe siècles
Construction du cluzeau
Construction du cluzeau
Xe–XIIe siècles (≈ 1250)
Aménagement troglodytique défensif et domestique.
1er février 1988
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
1er février 1988 (≈ 1988)
Protection officielle du site par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cluzeau de Chambrebrune (cad. I 535) : inscription par arrêté du 1er février 1988
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique. |
Origine et histoire
Le cluzeau de Chambrebrune, classé Monument Historique en 1988, est un site troglodytique creusé et aménagé entre le Xe et le XIIe siècle près de Brantôme, en Dordogne. Cet ensemble s’étend sur 45 mètres de long et deux niveaux, combinant grotte naturelle et retailles humaines pour former un habitat défensif. L’accès principal, au nord-ouest, comporte une terrasse-abri et un couloir doté de meurtrières orientées vers l’extérieur, tandis qu’une porte à système de fermeture renforçait la sécurité. Une seconde entrée, au rez-de-chaussée, intègre une fosse-piège et des meurtrières latérales pour neutraliser les intrus.
Le premier étage, accessible par un escalier taillé dans la roche, abrite une salle supérieure équipée de huit silos à grains, d’une réserve d’eau, et de niches de stockage. Des aménagements défensifs — portes successives, meurtrières, et un couloir rétréci — protègent cet espace, tandis que des fenêtres permettaient aux guetteurs de surveiller les alentours. La galerie terminale, étroite, se termine par une meurtrière finale, illustrant l’ingéniosité des systèmes de défense médiévaux adaptés à un relief karstique. L’ensemble reflète une occupation humaine organisée, mêlant vie quotidienne (stockage, habitat) et protection contre les menaces extérieures.
La localisation du site, près de Brantôme, une zone stratégique en Périgord, suggère son rôle dans un réseau de défense ou de contrôle territorial durant le Moyen Âge central. Les aménagements — silos, banquettes, et dispositifs de fermeture — témoignent d’une planification rigoureuse pour assurer l’autonomie et la sécurité des occupants. L’inscription au titre des Monuments Historiques en 1988 souligne sa valeur patrimoniale, tant architecturale qu’historique, comme exemple remarquable d’architecture troglodytique médiévale en Nouvelle-Aquitaine.