Collège de garçons de Carpentras dans le Vaucluse

Patrimoine classé Patrimoine religieux Collège Chapelle baroque et classique

Collège de garçons de Carpentras

  • 2-22 Place Sainte-Marthe
  • 84200 Carpentras
Collège de garçons de Carpentras
Collège de garçons de Carpentras
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Collège de garçons de Carpentras
Collège de garçons de Carpentras
Crédit photo : Véronique PAGNIER - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1592
Fondation du collège
1593
Début des travaux
1607
Reprise par les Jésuites
1612
Agrandissement du bâtiment
1628
Début des travaux de la chapelle
1687
Achèvement de la chapelle
1768
Exclusion des Jésuites
1926
Classement de la chapelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle désaffectée : classement par arrêté du 15 juin 1926

Personnages clés

Guillaume Margaret Maçon ayant travaillé sur la construction initiale du collège.
Étienne Martellange Architecte ayant proposé plusieurs projets d'agrandissement du collège.
Marie de Brancas Marquise d'Ampus, donatrice pour la poursuite des travaux de la chapelle.
Jean-Henri Fabre Naturaliste et enseignant au collège de 1843 à 1849.
François Arnaud Personnalité liée au collège.

Origine et histoire du Collège de garçons

Le collège des garçons de Carpentras, ancien établissement d’enseignement tenu par les Jésuites, est situé à Carpentras (Vaucluse) et sert aujourd’hui de maison des associations et d’espace culturel. En 1592, la municipalité demanda aux Dominicains d’y établir un collège ; selon un mémoire du maçon Guillaume Margaret, le premier étage fut construit l’année suivante, mais les travaux ralentirent et l’édifice n’était pas achevé en 1607. Le pape Paul V autorisa alors les Jésuites à reprendre le projet et à en assurer la gestion ; l’enseignement de grammaire, rhétorique et humanités dispensé par l’ordre jouissait d’une grande réputation. Étienne Martellange proposa plusieurs projets d’agrandissement — deux en 1607 et un en 1612 ; bien que le projet de 1612 ait été approuvé, les aménagements réalisés se rapprochent davantage des propositions de 1607. Le bâtiment fut agrandi en 1612 pour un coût de 97 027 florins. Les travaux de la chapelle sont engagés à partir de 1628 (une autre mention indique 1638), poursuivis en 1660 grâce au don de Marie de Brancas, marquise d'Ampus, et achevés en 1687 par le dôme ; elle est placée sous le vocable de Sainte-Anne-et-Saint-Joachim et sa façade extérieure est restée inachevée. Au milieu du XVIIe siècle, l’établissement accueillait environ 300 élèves. Les Jésuites dirigèrent le collège jusqu’en 1768, date de leur exclusion du royaume de France par Louis XV; la direction passa ensuite à divers gestionnaires ecclésiastiques jusqu’en 1780, puis au Corps de la Doctrine Chrétienne jusqu’en 1791. Pendant la Révolution, la chapelle fut dépouillée de son mobilier et de ses objets liturgiques. En 1805, le conseil municipal rendit de nouveau la gestion de l’établissement aux ecclésiastiques. Jean-Henri Fabre y enseigna de 1843 à 1849 ; le collège a perduré jusqu’en 1989. La chapelle du collège a été classée monument historique en 1926.

La chapelle suit un plan en croix latine : une courte nef composée de deux travées, bordée de petites chapelles, s’ouvre sur un vaste transept. Son décor se distingue notamment par le retable en pierre sculptée d’une des petites chapelles, composé de deux panneaux ornés de trophées religieux et surmonté d’un fronton cintré interrompu par une gloire flanquée de deux anges adorateurs. Les plans du recueil de Quimper semblent avoir largement inspiré ceux de la chapelle, qui en diffère par une travée de moins mais reste caractéristique des églises construites par Martellange.

Parmi les personnalités liées au collège figurent Jean-Henri Fabre et François Arnaud. Des ressources documentaires et photographiques sont consultables, notamment dans la base Mérimée, auprès de l’Observatoire du patrimoine religieux, dans les dossiers photographiques de la DRAC PACA et aux archives départementales de Vaucluse.

Liens externes