Frise chronologique
1333
Fondation initiale
Fondation initiale
1333 (≈ 1333)
Acte de création par Jean, évêque de Murray
1662
Reconstruction
Reconstruction
1662 (≈ 1662)
Achat du terrain par Robert Barclay
1685
Modifications structurelles
Modifications structurelles
1685 (≈ 1685)
Comblement des fossés Saint-Victor
1701
Dépôt d’une relique royale
Dépôt d’une relique royale
1701 (≈ 1701)
Cervelle de Jacques II conservée
1802
Fusion avec Douai
Fusion avec Douai
1802 (≈ 1802)
Arrêté du Consulat
1945 et 1975
Classements MH
Classements MH
1945 et 1975 (≈ 1975)
Protection partielle du bâtiment
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade ; chapelle ; escalier intérieur : inscription par arrêté du 22 février 1945
Personnages clés
| Jean, évêque de Murray - Fondateur (1333) |
Créa le collège initial |
| Robert Barclay - Principal (XVIIe s.) |
Reconstruit le collège en 1662 |
| Jacques II d’Angleterre et VII d’Écosse - Roi exilé |
Sa cervelle y fut conservée |
| John Lesley - Évêque et historien |
Fonda le collège de Douai |
Origine et histoire
Le Collège des Écossais de Paris, fondé au XIVe siècle et reconstruit au 3e quart du XVIIe siècle, était un établissement d’enseignement pour les jeunes Écossais catholiques exilés en France. Ces étudiants bénéficiaient de la double nationalité française et écossaise grâce au traité de l’Auld Alliance. Le collège, initialement situé rue des Amandiers (actuelle rue Laplace), fut déplacé en 1662 sur les fossés Saint-Victor par Robert Barclay, qui y adjoignit un séminaire pour prêtres écossais réfugiés.
En 1685, des travaux urbains (démolition de la porte Saint-Marcel et comblement des fossés) contraignirent le collège à des modifications structurelles, dont l’ajout d’un rez-de-chaussée. Le bâtiment servit de prison pendant la Terreur avant d’être restitué à l’Église écossaise en 1806. Une particularité macabre y était conservée : une urne en bronze doré contenant la cervelle de Jacques II d’Angleterre et VII d’Écosse, roi mort en exil à Saint-Germain-en-Laye en 1701.
Le collège fut fusionné en 1802 avec celui de Douai (fondé en 1573 par John Lesley, évêque de Marie Stuart) par un arrêté du Consulat. Aujourd’hui, le site du 65 rue du Cardinal-Lemoine abrite une école primaire et un foyer étudiant. Classé partiellement aux monuments historiques (1945 et 1975), il témoigne des liens historiques entre la France, l’Écosse et les exilés jacobites.
À noter : un troisième collège des Écossais, privé, fut créé à Montpellier en 1924 par Patrick Geddes, sans lien direct avec les établissements parisiens ou douaisiens. Ces collèges illustraient la tradition d’accueil français pour les catholiques écossais, notamment après la Réforme protestante et les persécutions en Angleterre.