Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Collège des Écossais de Montpellier dans l'Hérault

Patrimoine classé Patrimoine urbain Collège

Collège des Écossais de Montpellier

  • Impasse Berthe Rochas
  • 34000 Montpellier
Collège des Écossais de Montpellier
Collège des Écossais de Montpellier
Collège des Écossais de Montpellier
Crédit photo : Sapin88 - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
441 Avenue Abbé Paul Parguel 34090 Montpellier

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1924
Fondation du collège
1925
Accueil des premiers étudiants
1928
Construction du pavillon des Hindous
1940
Casernement du GMR Maguelone
19 décembre 2013
Inscription aux Monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

"En totalité, l'ensemble de l'espace de la parcelle avec ses aménagements de terrasses et jardins, ainsi que les façades et les toitures des bâtiments et, en totalité, la tour dite " outlook tower " ainsi que le monument à Jeanne d'Arc (cad. AB 226) : inscription par arrêté du 19 décembre 2013"

Personnages clés

Patrick Geddes - Botaniste et urbaniste, fondateur Créateur du collège et de sa philosophie éducative.
Edmond Leenhardt - Architecte Concepteur des bâtiments, dont l’*Outlook Tower*.
Jean Gaudin de Saint-Rémy - Commissaire régional (1940) Organisateur des actions de jeunesse au collège.
Charles Flahault - Collègue botaniste de Geddes Lien avec Montpellier avant la fondation.

Origine et histoire du Collège des Écossais

Le collège des Écossais à Montpellier a été fondé en 1924 par le botaniste et urbaniste Patrick Geddes, avec l’aide de l’architecte Edmond Leenhardt. Ce lieu d’étude, conçu comme un centre international, visait à rassembler étudiants et chercheurs de diverses disciplines et nationalités, en lien avec l’université de Montpellier. Geddes, pionnier de l’écologie urbaine, y reproduisit l’Outlook Tower d’Édimbourg, une tour panoramique symbolisant son approche interdisciplinaire, entourée de jardins pédagogiques mêlant botanique, histoire et écologie.

Le site, inscrit aux Monuments historiques en 2013, comprend des terrasses, des jardins thématiques (dont un champ Fabre pour l’étude des insectes), et un monument à Jeanne d’Arc. Geddes y intégra des parterres inspirés des philosophes grecs et des espaces naturels préservés, reflétant sa vision environnementaliste. Durant l’Occupation (1940), le collège servit de casernement pour le GMR Maguelone et centralisa des actions de jeunesse régionales sous l’égide du commissaire Jean Gaudin de Saint-Rémy.

Le projet s’inscrivait dans la continuité des anciens collèges écossais de Paris (fondé en 1333) et de Douai (1573), mais avec une approche moderne et laïque. Geddes, après des échecs à Paris, choisit Montpellier pour son dynamisme universitaire et ses liens avec des institutions scientifiques comme la station météorologique de l’Aigoual ou le Musée de Préhistoire des Eyzies. Aujourd’hui, le site abrite la délégation académique à la formation du personnel de l’Éducation nationale.

L’architecture du pavillon des Écossais, entouré de jardins sauvages et de potagers, illustre l’idéal de Geddes : allier éducation, nature et urbanisme. La tour, surmontée d’une terrasse offrant une vue de la Méditerranée au Pic Saint-Loup, incarne sa philosophie de « musée géographique ». Le collège fut aussi un laboratoire social, avec des chantiers de jeunesse et des échanges interdisciplinaires, marquant l’histoire éducative montpelliéraine.

Les éléments protégés depuis 2013 incluent l’intégralité de la parcelle (jardins, terrasses, façades, toitures), la tour Outlook, et le monument à Jeanne d’Arc. Le site, propriété de l’État, témoigne de l’héritage de Geddes, militant pour des villes plus vertes et des espaces partagés, comme il l’avait expérimenté à Édimbourg avec des jardins collectifs sur des terrains vagues.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours