Fondation du collège 1591 (≈ 1591)
Ouverture initiale du collège jésuite.
1601
Début des constructions
Début des constructions 1601 (≈ 1601)
Début des travaux sous Hoeimaker et Huart.
1656 et 1677
Bombardements
Bombardements 1656 et 1677 (≈ 1677)
Endommagé lors des sièges de Valenciennes.
1735-1751
Reconstruction
Reconstruction 1735-1751 (≈ 1743)
Nouveaux bâtiments après les destructions.
1763
Expulsion des Jésuites
Expulsion des Jésuites 1763 (≈ 1763)
Fin de leur présence au collège.
13 janvier 1937
Classement de la bibliothèque
Classement de la bibliothèque 13 janvier 1937 (≈ 1937)
Protection au titre des monuments historiques.
27 novembre 1968
Inscription de la chapelle
Inscription de la chapelle 27 novembre 1968 (≈ 1968)
Chapelle devenue église Saint-Nicolas protégée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancienne bibliothèque, actuellement bibliothèque municipale : classement par arrêté du 13 janvier 1937 ; Ancienne chapelle, actuellement église Saint-Nicolas (cad. AQ 231) : inscription par arrêté du 27 novembre 1968
Personnages clés
Henri Hoeimaker - Frère coadjuteur
Dirigea la construction de la chapelle.
Quirin Huart - Frère coadjuteur et architecte
Responsable de la construction du collège.
Origine et histoire du Collège des Jésuites
Le collège des Jésuites de Valenciennes fut fondé en 1591, mais ses bâtiments actuels furent construits à partir de 1601 sous la direction des frères coadjuteurs Henri Hoeimaker (pour la chapelle) et Quirin Huart (pour le collège). Souvent endommagé par des inondations de l'Escaut et des bombardements (sièges de 1656 et 1677), l'ensemble fut reconstruit entre 1735 et 1751. Les Jésuites l'utilisèrent pour l'enseignement jusqu'à leur expulsion en 1763, date à laquelle les bâtiments changèrent de mains.
La bibliothèque, devenue municipale, fut classée monument historique en 1937, tandis que l'ancienne chapelle, transformée en église Saint-Nicolas, fut inscrite en 1968. Ces deux éléments illustrent l'héritage architectural et éducatif des Jésuites dans la région. La façade en briques et pierre blanche, typique du style Régence tardif, et le toit en ardoise témoignent de leur savoir-faire.
L'ensemble reflète aussi les vicissitudes historiques de Valenciennes, marquée par des conflits et des reconstructions. Aujourd'hui, il abrite des fonctions culturelles et religieuses, perpétuant son rôle central dans la ville. La localisation près de l'Escaut rappelle les défis environnementaux auxquels le site a dû faire face au fil des siècles.