Frise chronologique
14 août 1842
Legs du domaine
Legs du domaine
14 août 1842 (≈ 1842)
Mlle Bottu lègue Mongré aux jésuites.
1851
Ouverture du collège
Ouverture du collège
1851 (≈ 1851)
Première rentrée dans le Vieux Château.
1865
Achèvement de la chapelle
Achèvement de la chapelle
1865 (≈ 1865)
Orgue Cavaillé-Coll installé en 1869.
1913
Rachat par d’anciens élèves
Rachat par d’anciens élèves
1913 (≈ 1913)
Sauvegarde du domaine après saisie.
1951
Passation aux assomptionnistes
Passation aux assomptionnistes
1951 (≈ 1951)
Fin de la période jésuite.
2019
Classement partiel
Classement partiel
2019 (≈ 2019)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La totalité des façades et toitures des bâtiments du collège de Mongré limités au périmètre du plan (à l'exclusion donc des aménagements modernes et des bâtiments techniques vernaculaires n'ayant pas été conçus par H. Bresson), ses cours avec ses statues, ses espaces de circulation (galeries, couloirs, halls, escaliers de service), ses deux chapelles en totalité, soit le bâtiment central entre les deux cours en totalité, la salle d'archive ou bibliothèque, la buanderie sous les combles ; le tout situé 276 avenue Saint-Exupéry (cad. AK 326) : inscription par arrêté du 23 janvier 2019
Personnages clés
| Mlle Bottu de La Barmondière - Donatrice |
Lègue le domaine en 1842. |
| Aristide Cavaillé-Coll - Facteur d’orgues |
Conçoit l’orgue de la chapelle. |
| H. Bresson - Architecte |
Conçoit les bâtiments principaux. |
| Vincent Coiffet - Fondateur des Petits Chanteurs |
Crée la chorale en 1998. |
Origine et histoire
Le collège Mongré, fondé en 1851 à Villefranche-sur-Saône, trouve son origine dans le legs du domaine de Mongré par Mlle Bottu de La Barmondière aux pères jésuites en 1842. Destiné à l’éducation des adolescents, l’établissement ouvre ses portes dans le Vieux Château (aujourd’hui démoli), conçu par l’architecte M. Bresson entre 1851 et 1853. La grande chapelle, achevée en 1865, abrite un orgue d’Aristide Cavaillé-Coll installé en 1869. L’école, alors appelée collège de Mongré, devient l’un des principaux collèges jésuites de France jusqu’en 1951, marquant son histoire par des périodes d’occupations militaires (1870-1871, 1914-1918) et des adaptations aux lois scolaires (décrets Jules Ferry, loi Debré).
Entre 1851 et 1951, Mongré est dirigé par les jésuites, avant de passer sous la tutelle des pères assomptionnistes (1951-1975), puis d’un corps enseignant laïc à partir de 1975, tout en conservant une pédagogie inspirée de saint Ignace de Loyola. L’établissement connaît des bouleversements majeurs : saisie du domaine en 1911, rachat par d’anciens élèves en 1913, et transformations successives (mixité en 1962, démolition du Vieux Château en 1964). En 1914-1918, il accueille un hôpital militaire soignant 2 437 blessés, et durant la Seconde Guerre mondiale, il abrite réfugiés, soldats allemands, puis les FFI à la Libération.
Le XXe siècle voit Mongré évoluer vers un lycée moderne, avec une mixité généralisée en 1968 et une croissance constante de ses effectifs (2 000 élèves en 2015). En 2019, une partie de ses bâtiments, dont les chapelles et les façades conçues par H. Bresson, est inscrite aux monuments historiques. L’établissement se distingue aussi par sa chorale, les Petits Chanteurs de Mongré (créés en 1998), et son héritage jésuite, axé sur l’excellence académique et le développement personnel. Une plaque commémorative dans l’atrium rend hommage aux 175 anciens élèves morts pendant la Première Guerre mondiale.
L’architecture de Mongré, marquée par ses deux chapelles et ses cours ornées de statues, reflète son histoire religieuse et éducative. Le site, situé au 276 avenue Saint-Exupéry, reste un symbole du patrimoine scolaire catholique en Auvergne-Rhône-Alpes, alliant tradition et adaptation aux défis contemporains. Son classement en 2019 souligne la valeur historique de ce lieu, témoin des mutations de l’enseignement privé en France depuis le XIXe siècle.