Origine et histoire
Le lycée Notre‑Dame‑de‑Mongré, couramment appelé Mongré, est un établissement d'enseignement secondaire privé catholique situé à Villefranche‑sur‑Saône (Rhône) qui accueille plus de 2 000 élèves, de la maternelle à la terminale ; ses élèves sont appelés « Mongréens ». Sa devise officielle est « Christo in adolescentibus » (« Pour le Christ qui est dans les adolescents ») et une devise informelle en jeu de mots est « Le gré de Dieu, mon gré ! ». L'histoire de Mongré commence le 14 août 1842 lorsqu'une donation de Mlle Bottu de La Barmondière confie le domaine aux pères jésuites pour y fonder un établissement d'éducation ; la première rentrée a lieu en 1851 au Vieux Château, détruit en 1964. Les bâtiments actuels, dessinés par l'architecte M. Bresson, sont édifiés entre 1851 et 1853, la grande chapelle est achevée le 25 mai 1865 et l'orgue, réalisé par Aristide Cavaillé‑Coll, est installé en 1869. Pendant la seconde moitié du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle, Mongré figure parmi les plus importants collèges jésuites de France. La direction de l'établissement connaît trois grandes périodes : jésuite (1851‑1951), assomptionniste (1951‑1975) puis laïque depuis 1975, tout en conservant une pédagogie d'inspiration ignatienne. L'histoire du domaine est marquée par de nombreux événements : occupations militaires en 1870‑1871, départs liés aux décrets de 1880, ventes et reprises au début du XXe siècle, la transformation en hôpital militaire durant la Première Guerre mondiale où 2 437 blessés ont été soignés, puis des réquisitions et hébergements variés pendant la Seconde Guerre mondiale, jusqu'à la libération de Villefranche‑sur‑Saône en septembre 1944. Après la guerre, les lieux accueillent successivement des formations jésuites et une réorganisation pédagogique ; en 1946 est fondée l'Association familiale scolaire et, en 1950‑1951, l'Association familiale, aidée par les pères assomptionnistes, rouvre le collège de Mongré. L'essor de l'établissement se poursuit avec la signature d'un contrat d'association pour les secondaires en 1960, l'introduction progressive de la mixité dans les années 1960, la démolition du Vieux Château en 1964 pour aménager des stades, et une croissance continue des effectifs jusqu'à dépasser 2 000 élèves en 2015 ; en 2019 les bâtiments font l'objet d'une inscription partielle aux monuments historiques. D'inspiration ignacienne, l'école comprend maternelle, primaire, collège et lycée (sections littéraire, économique et sociale, et scientifique) et met l'accent sur l'excellence personnelle et le développement de la confiance en soi, éléments centraux de ce que l'on nomme la « méthode mongréenne ». Les Petits Chanteurs de Mongré, fondés en 1998 par Vincent Coiffet et regroupant une cinquantaine d'élèves, sont affiliés aux Pueri Cantores, représentent l'établissement lors de concerts, ont enregistré deux CD et ont participé à des événements importants, notamment un concert à Lyon dirigé en 2019 par John Rutter ; la direction du chœur est assurée depuis septembre 2019 par Véronique Mille. Au plan scolaire, le lycée se plaçait en 2015 au 22e rang départemental sur 67 et au 551e rang national selon des critères portant sur le taux de réussite au baccalauréat, la continuité scolaire et la valeur ajoutée. Parmi les anciens élèves figurent des personnalités telles qu'Antoine de Saint‑Exupéry, Pierre Teilhard de Chardin, Tom Morel, Nicolas de Tavernost, Benjamin Biolay, Woodkid et de nombreux autres acteurs politiques, scientifiques, militaires et culturels. Plusieurs professeurs remarqués ont enseigné à Mongré, dont Victor Fontoynont, Francisque Perrut et Désiré Walter. Enfin, 175 anciens élèves sont morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale ; leurs noms sont gravés sur une plaque commémorative dans l'atrium du bâtiment.