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Collégiale Notre-Dame de Crécy-la-Chapelle en Seine-et-Marne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Collégiale Eglise gothique

Collégiale Notre-Dame de Crécy-la-Chapelle

  • 3 Place Édouard de Moustier
  • 77580 Crécy-la-Chapelle
77580 Crécy-la-Chapelle, 3 Place Édouard de Moustier

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1123
Fondation de l'oratoire de Vignely
1143
Rattachement à l'abbaye Saint-Martin-des-Champs
1202
Érection en église collégiale
1220
Donation de Dreux de Châtillon
milieu du XIIIe siècle
Construction de la collégiale
1421
Prise de Crécy par les Anglais
16 mai 1429
Consécration de l'église
1641
Pose de tirants de fer
1676
Suppression du chapitre
1846
Classement monument historique
1826-1870
Campagnes de restauration
1980
Travaux contre les infiltrations
1994-2005
Fermeture pour restauration majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Anseau de Garlande - Évêque de Meaux Érige l'oratoire en collégiale en 1202.
Dreux de Châtillon - Donateur Augmente le nombre de chanoines en 1220.
Dominique de Ligny - Évêque de Meaux Supprime le chapitre en 1676.
Pierre-Joseph Garrez - Architecte Restaure combles et arcs-boutants (1849-1850).
Eugène Millet - Architecte Répare contreforts et ajoute arcs-boutants (1854-1857).
Maximilien Mimey - Architecte Refait les fenêtres hautes (1867-1870).

Origine et histoire de la Collégiale Notre-Dame

La collégiale Notre-Dame de l’Assomption de Crécy-la-Chapelle trouve ses origines dans un petit oratoire fondé en 1123 à Vignely, dépendant du prieuré de Saint-Martin-du-Vieux-Crécy, lui-même rattaché à l’abbaye Saint-Martin-des-Champs depuis 1143. Cet oratoire fut érigé en église paroissiale et collégiale en 1202 par Anseau de Garlande, évêque de Meaux, avec six chanoines, puis huit après une donation de Dreux de Châtillon en 1220. La construction de la collégiale actuelle débuta au milieu du XIIIe siècle grâce à ces dons.

La guerre de Cent Ans et la prise de Crécy par les Anglais en 1421 endommagèrent gravement l’édifice, nécessitant la reconstruction des quatre premières travées de la nef au XVe siècle. L’église fut consacrée le 16 mai 1429. Les crues répétées du Morin, aggravées par le détournement du ru de Vaudessart au XVIe siècle pour le château voisin, causèrent des inondations récurrentes. Le dallage fut rehaussé à plusieurs reprises (1641, 1676, 1730), et des tirants de fer ajoutés en 1641 pour soutenir les voûtes.

Classée monument historique en 1846, la collégiale fit l’objet de multiples restaurations aux XIXe et XXe siècles. Entre 1826 et 1870, des architectes comme Pierre-Joseph Garrez, Eugène Millet et Maximilien Mimey interviennent pour réparer les contreforts, les arcs-boutants, les fenêtres hautes et le chœur. Au XXe siècle, des travaux majeurs furent entrepris pour contrer les infiltrations d’eau : rabaissement du sol en 1980, installation de pompes, puis une fermeture de 1994 à 2005 pour des travaux de fond (assèchement, drainage, restauration des pierres).

L’architecture de la collégiale se distingue par une nef de six travées et un chœur terminé par une abside heptagonale, flanquée d’absidioles biaises. Le chœur, couvert d’une voûte d’ogives à douze branches datant du XIIIe siècle, et les absidioles (voûtes à sept branches) illustrent l’art gothique rayonnant. Les bas-côtés, encadrant la nef, ajoutent à la symétrie de l’édifice, malgré les modifications ultérieures comme les arcs-boutants dissimulés par Eugène Millet.

La vie de la collégiale fut marquée par des défis récurrents liés à son environnement. Les crues du Morin et les marais alentour, exacerbés par le rétrécissement du ru de Vaudessart au XVIe siècle, menacèrent régulièrement sa stabilité. Ces problèmes hydrologiques, combinés à des ressources limitées (la suppression du chapitre en 1676 par l’évêque Dominique de Ligny en témoigne), rendirent sa préservation complexe jusqu’aux solutions techniques modernes.

Malgré ces aléas, la collégiale resta un lieu de culte actif, même pendant la Révolution. Ses restaurations successives, de 1826 à 2005, reflètent une volonté constante de préserver ce patrimoine gothique, aujourd’hui ouvert au public et symbole de l’histoire religieuse et architecturale de la Seine-et-Marne.

Liens externes

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