Première mention 990 (≈ 990)
L'édifice est mentionné pour la première fois.
1218
Prieuré dépendant
Prieuré dépendant 1218 (≈ 1218)
L'église devient un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Thibéry.
1229
Église de pèlerinage
Église de pèlerinage 1229 (≈ 1229)
Institution en tant qu'église de pèlerinage des Peregrinatores minores.
XIIIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la nef dans un style roman.
Début du XIVe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur Début du XIVe siècle (≈ 1404)
Construction du chœur avec des éléments gothiques.
XVIe siècle
Ajout de la flèche
Ajout de la flèche XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout du dernier étage, de la balustrade et de la flèche en pierre du clocher sud.
1865
Construction d'une fausse voûte
Construction d'une fausse voûte 1865 (≈ 1865)
Construction d'une fausse voûte en briques sur la nef.
1879
Pose des vitraux
Pose des vitraux 1879 (≈ 1879)
Pose d'un ensemble de verrières réalisées par les ateliers de Mauvernay.
1891
Fonte des cloches
Fonte des cloches 1891 (≈ 1891)
Fonte des trois cloches de volée par Burdin-Aîné.
16 septembre 1907
Classement historique
Classement historique 16 septembre 1907 (≈ 1907)
L'église est classée au titre des monuments historiques.
1962
Effondrement de la voûte
Effondrement de la voûte 1962 (≈ 1962)
Effondrement de la fausse voûte, révélant la charpente peinte d'origine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 16 septembre 1907
Origine et histoire de la Collégiale Notre-Dame
L'église Notre‑Dame de Grâce, ancienne collégiale de Sérignan (Hérault), réunit des éléments romans et gothiques. La nef date du XIIIe siècle et le chœur du début du XIVe siècle. Le chœur se compose d'une travée dont les murs présentent un réseau de meneaux et de moulures imitant la claire‑voie d'une large baie. L'abside à sept pans s'ouvre par sept fenêtres à meneaux ; ses nervures retombent sur des colonnettes aux chapiteaux sculptés. Le chevet roman de l'absidiole sud subsiste parmi les vestiges romans. Deux clochers, élevés sur la première travée de chaque bas‑côté, flanquent l'édifice ; celui du nord est resté inachevé. La tour‑clocher, imposante et proche d'un donjon guerrier, est pourvue de mâchicoulis qui défendent notamment les portes sous les clochers et la façade. Le dernier étage, la balustrade et la flèche en pierre du clocher sud datent du XVIe siècle. Des chapelles ont été ajoutées du XVe siècle à nos jours et des éléments défensifs ont été intégrés à la fin du XVIe siècle. L'édifice fut mentionné dès 990 ; prieuré dépendant de l'abbaye de Saint‑Thibéry en 1218, il fut institué église de pèlerinage des "Peregrinatores minores" en 1229 et desservi par un chapitre collégial. À partir de 1229, la collégiale fut reconstruite en plusieurs étapes en réutilisant des vestiges romans. Le chœur témoigne de l'intervention d'un atelier français qui a reproduit un modèle importé. Une fausse voûte en briques construite sur la nef en 1865 s'est effondrée en 1962, révélant la charpente peinte d'origine ; l'édifice fut alors entièrement restauré d'après les modèles anciens. Les vitraux ont subi de nombreux remplacements au fil des siècles ; l'abside, ouverte par sept hautes fenêtres à meneaux, reçoit un ensemble de verrières réalisées par les ateliers de Mauvernay et posées en 1879. La collégiale abrite trois cloches de volée fondues en 1891 par Burdin‑Aîné (Lyon), accordées en Ré#3, Sol3 et La#3. L'orgue comprend deux claviers de 56 notes — un Grand‑Orgue de sept jeux et un Récit de six jeux — ainsi qu'un pédalier de 30 notes avec jeux empruntés au Grand‑Orgue ; la transmission est électropneumatique et la console amovible est reliée par câble. L'église est classée au titre des monuments historiques depuis le 16 septembre 1907.