Frise chronologique
667
Construction de l'église Saint-Pierre
Construction de l'église Saint-Pierre
667 (≈ 667)
Église source du portail actuel.
XIIe siècle
Chapelle originale du château
Chapelle originale du château
XIIe siècle (≈ 1250)
Base du clocher actuel.
XIIIe siècle
Érection en collégiale
Érection en collégiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Surélevation du clocher.
1356 et 1371
Destructions pendant la guerre de Cent Ans
Destructions pendant la guerre de Cent Ans
1356 et 1371 (≈ 1371)
Ruines de la ville et de la collégiale.
1480-1495
Reconstruction gothique par Louis Malet de Graville
Reconstruction gothique par Louis Malet de Graville
1480-1495 (≈ 1488)
Chœur et nef inaugurés en 1495.
1630-1633
Ajouts baroques
Ajouts baroques
1630-1633 (≈ 1632)
Chapelle de la Vierge et bas-côté droit.
6 mars 1926
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
6 mars 1926 (≈ 1926)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 6 mars 1926
Personnages clés
| Louis Malet de Graville - Seigneur de Milly-la-Forêt (à partir de 1480) |
Commanditaire de la reconstruction gothique. |
| Saint Wulfram - Archevêque de Sens et évangélisateur |
Reliques conservées dans le reliquaire. |
Origine et histoire
La collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption de Milly-la-Forêt trouve ses origines au XIIe siècle, avec l'édification d'une chapelle attenante au château local. Au XIIIe siècle, cette chapelle fut érigée en collégiale, et son clocher fut surélevé. Le monument subit des destructions majeures pendant la guerre de Cent Ans, notamment en 1356 et 1371, avant d'être reconstruit dans un style gothique par Louis Malet de Graville, seigneur de Milly à partir de 1480. Le chœur et la nef, inaugurés en 1495, marquent cette renaissance architecturale.
Au XVIIe siècle, la collégiale fut enrichie par l'ajout de la chapelle de la Vierge (1630) et du bas-côté droit (1633), ainsi que par l'installation d'un portail roman récupéré de l'ancienne église Saint-Pierre (datée de 667). Ce portail, orné de tores, et le clocher culminant à 57 mètres — dont la base remonte au XIIe siècle — illustrent la fusion des styles roman et gothique. L'édifice fut inscrit aux monuments historiques le 6 mars 1926, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
L'intérieur abrite des trésors classés, comme une Vierge à l'Enfant en bois polychrome (XVe siècle, classée en 1911), un reliquaire de Saint Wulfram (archevêque de Sens et évangélisateur de la Frise), et un lutrin en chêne d'époque Louis XI, décoré d'un aigle symbolisant Saint Jean et portant les armes des familles Perrault, Saint-Aulaire et Marle (inscrit en 1972). Les trente-six miséricordes du chœur, sculptées au XVe siècle et classées depuis 1912, ainsi que des lustres en bronze du XIXe siècle (classés en 1975), témoignent de la richesse artistique du lieu.
Située près du château de la Bonde et de la rivière l'École, la collégiale domine l'ancien tracé de la route départementale 837 (actuelle Rue Langlois). Son histoire reflète les bouleversements de Milly-la-Forêt, des destructions médiévales à sa reconstruction renaissante, en passant par des ajouts baroques. Aujourd'hui, elle reste un symbole religieux et culturel majeur de l'Essonne et de l'Île-de-France.