Collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption de Milly-la-Forêt
5-9 Rue Langlois
91490 Milly-la-Forêt
Crédit photo : Daniel Villafruela - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle XIIe siècle (≈ 1250)
Une chapelle attenante au château fut élevée au XIIe siècle.
XIIIe siècle
Érection en collégiale
Érection en collégiale XIIIe siècle (≈ 1350)
La chapelle fut érigée en collégiale et son clocher fut surélevé.
1356
Ruine pendant la guerre
Ruine pendant la guerre 1356 (≈ 1356)
L'édifice fut ruiné pendant la guerre de Cent Ans.
1371
Ruine pendant la guerre
Ruine pendant la guerre 1371 (≈ 1371)
L'édifice fut ruiné pendant la guerre de Cent Ans.
1480
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique 1480 (≈ 1480)
Louis Malet de Graville entreprit une reconstruction dans un style gothique.
1495
Inauguration du chœur
Inauguration du chœur 1495 (≈ 1495)
Le chœur et la nef furent inaugurés en 1495.
1630
Ajout de la chapelle
Ajout de la chapelle 1630 (≈ 1630)
On ajouta une chapelle de la Vierge en 1630.
1633
Ajout du bas-côté
Ajout du bas-côté 1633 (≈ 1633)
Le bas-côté droit fut ajouté en 1633.
1926
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1926 (≈ 1926)
L'église a été inscrite au titre des monuments historiques le 6 mars 1926.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 6 mars 1926
Personnages clés
Louis Malet de Graville
Seigneur du lieu qui entreprit la reconstruction de la collégiale en 1480.
Saint Wulfram
Évangélisateur de la Frise, archevêque de Sens, dont les restes sont conservés dans la collégiale.
Origine et histoire de la Collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption
La collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption est l'église paroissiale catholique de Milly-la-Forêt (Essonne), dédiée à l'Assomption de la Vierge. Elle se situe à proximité du centre-ville et du château de la Bonde, sur la rive droite de la rivière l'École, en bordure de l'ancien tracé de la route départementale 837 (Rue Langlois). Une chapelle attenante au château fut élevée au XIIe siècle ; au siècle suivant elle fut érigée en collégiale et son clocher fut surélevé. Pendant la guerre de Cent Ans, l'édifice fut ruiné, en 1356 puis en 1371. Louis Malet de Graville, devenu seigneur du lieu en 1480, entreprit une reconstruction dans un style gothique ; le chœur et la nef furent inaugurés en 1495. On ajouta une chapelle de la Vierge en 1630, puis le bas-côté droit en 1633 ; la même année fut récupéré pour la collégiale le portail de l'ancienne église Saint-Pierre, construite en 667 sur la rive gauche de l'École. L'église a été inscrite au titre des monuments historiques le 6 mars 1926.
Le portail principal ogival, en calcaire et de style roman, provient de l'ancienne église Saint-Pierre et est orné de tores. Le clocher, qui culmine à cinquante-sept mètres, conserve à sa base la seule partie subsistante de la chapelle du château du XIIe siècle ; ses étages supérieurs datent de la collégiale du XIIIe siècle. Dans la nef se trouve une Vierge à l'Enfant en bois polychrome de 160 centimètres, classée aux monuments historiques depuis 1911. Le reliquaire de saint Wulfram renferme les restes de l'évangélisateur de la Frise, archevêque de Sens. Un lutrin en chêne de 150 centimètres, d'époque Louis XI, est décoré d'un aigle symbolisant saint Jean et porte les armes des familles Perrault, Saint-Aulaire et Marle ; il est inscrit aux monuments historiques depuis 1972. Trente-six miséricordes en chêne, sculptées au XVe siècle et disposées dans le chœur pour les chanoines séculiers, sont classées depuis 1912. Des lustres en bronze du XIXe siècle sont classés depuis 1975. La collégiale est visible depuis la rive de l'École et depuis la rue, notamment sa façade occidentale.