Frise chronologique
1303
Fondation du chapitre
Fondation du chapitre
1303 (≈ 1303)
Création par Jean II de la Roche.
1308
Construction de la collégiale
Construction de la collégiale
1308 (≈ 1308)
Édifiée sur une chapelle de 1040.
1418-1452
Protection du Saint Suaire
Protection du Saint Suaire
1418-1452 (≈ 1435)
Abrité par Humbert de Villersexel.
1634
Destruction du clocher gothique
Destruction du clocher gothique
1634 (≈ 1634)
Incendie par les Suédois.
1793
Destruction des cloches
Destruction des cloches
1793 (≈ 1793)
Fondues pendant la Révolution.
1832
Fonte de Jeanne-Antoinette
Fonte de Jeanne-Antoinette
1832 (≈ 1832)
Cloche par François Humbert.
1862
Fonte de Marie-Sophie-Melchior-Augustine
Fonte de Marie-Sophie-Melchior-Augustine
1862 (≈ 1862)
Cloche par Emile Bournez.
6 mars 1979
Classement monument historique
Classement monument historique
6 mars 1979 (≈ 1979)
Inscrite à l’inventaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AH 145) : inscription par arrêté du 6 mars 1979
Personnages clés
| Jean II de la Roche - Comte et fondateur |
Crée le chapitre en 1303. |
| Humbert de Villersexel - Comte protecteur |
Abrita le Saint Suaire (1418-1452). |
| Gustave II Adolphe de Suède - Roi de Suède |
Détruisit le clocher en 1634. |
| Marie-Josèphe-Sophie Mercier - Marraine de la grosse cloche |
Veuve d’un président de cour. |
| Nicolas-Xavier Jobard - Maire de Liebvillers |
Parrain de Jeanne-Antoinette (1832). |
| Emile Bournez - Fondeur de cloches |
Créa Marie-Sophie-Melchior-Augustine (1862). |
Origine et histoire
La collégiale Notre-Dame de Saint-Hippolyte, fondée en 1308 par le comte Jean II de la Roche, remplace une chapelle du XIe siècle. Elle abrite un chapitre de huit chanoines et quatre autels pour des messes simultanées. Son sol conserve les pierres tombales des comtes de la Roche et des habitants locaux. Entre 1418 et 1452, elle protège le Saint Suaire durant la guerre de Cent Ans, confié par Humbert de Villersexel pour le soustraire aux pillages.
Le clocher gothique initial est détruit en 1634 par les troupes suédoises de Gustave II Adolphe pendant la guerre de Dix Ans. Un clocher à dôme impérial le remplace plus tard. Pendant la Révolution française, le mobilier est détruit et les cloches fondues en 1793, selon une légende, jetées dans la rivière Dessoubre. Les cloches actuelles, Marie-Sophie-Melchior-Augustine (1862) et Jeanne-Antoinette (1832), sont coulées après cette période.
La collégiale, dédiée à la Vierge Marie et à saint Hippolyte, est inscrite aux monuments historiques en 1979. Son architecture mêle des éléments des XIVe, XVIe et XVIIIe siècles. Les pierres tombales des comtes de la Roche et des chanoines pavent encore l’édifice, témoignant de son rôle central dans l’histoire locale.
Les cloches portent des inscriptions détaillant leurs parrains et marraines, comme Marie-Josèphe-Sophie Mercier (marraine en 1862), veuve d’un président de la cour de cassation de Lyon, ou Nicolas-Xavier Jobard, maire de Liebvillers. Leur fabrication par les fondeurs de Morteau (Emile Bournez et François Humbert) reflète l’artisanat local.
L’horloge Prêtre & Fils, aujourd’hui inactive, rappelle les évolutions techniques du XIXe siècle. La collégiale, rebaptisée Église Notre-Dame du Mont, reste un symbole religieux et patrimonial de la Bourgogne-Franche-Comté, lié à l’archidiocèse de Besançon.