Collégiale Notre-Dame du château à Thouars dans les Deux-Sèvres

Patrimoine classé Patrimoine religieux Collégiale Eglise gothique

Collégiale Notre-Dame du château à Thouars

  • 2 Place du Château
  • 79100 Thouars
Collégiale Notre-Dame du château à Thouars
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Crédit photo : Papay - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
1499-1515
Construction de la collégiale
1509
Pose des vitraux
1512
Fin des travaux principaux
1515
Consécration par le pape
1595
Ajout d'une flèche
1793
Dégâts révolutionnaires
1840
Classement historique
1874-1884
Restauration majeure
1944
Dégâts de guerre
1986
Acquisition par la Fraternité Saint-Pie-X
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle : classement par liste de 1840

Personnages clés

Louis II de La Trémoille Initiateur du projet de construction de la collégiale.
Gabrielle de Bourbon Dirigea les travaux et passa les commandes pour la construction.
Jean-François de La Trémoille Cardinal ayant rapporté une relique de la Vraie Croix de Rome.
Juste Lisch Architecte responsable de la restauration de la collégiale au XIXe siècle.
Max Ingrand Artiste ayant réalisé les verrières remplaçant les vitraux détruits.

Origine et histoire de la Collégiale Notre-Dame du château

La collégiale Notre‑Dame de Thouars est une chapelle et ancienne collégiale catholique située à Thouars (Deux‑Sèvres), attenante au château des ducs de La Trémoille et désormais propriété de la Fraternité sacerdotale Saint‑Pie‑X. L’édifice, de style gothique et Renaissance, a été construit entre 1499 et 1515 pour la maison de La Trémoille ; un caveau familial abritait les sépultures de plusieurs de ses membres. La chapelle est classée au titre des monuments historiques depuis 1840. Elle se trouve un peu en dehors de l’actuel centre ancien, surplombant la vallée du Thouet. À l’emplacement ou à proximité de la chapelle existait une église paroissiale Notre‑Dame, réputée très ancienne et jugée en mauvais état selon une bulle pontificale de 1516. Le projet fut lancé à la fin du XVe siècle par Louis II de La Trémoille et Gabrielle de Bourbon ; Gabrielle dirigea les travaux et passa les commandes, tandis que Louis usa de ses relations auprès du Saint‑Siège. Les travaux sont mentionnés dès mai 1499 ; des paiements sont attestés en 1500 et 1501, les vitraux sont posés en 1509 et l’église est utilisable dès 1512 ; d’autres campagnes de travaux eurent lieu entre 1513 et 1515. En 1519 Louis passa contrat pour la réalisation de tombeaux destinés aux sépultures familiales. Le 25 mars 1509 Gabrielle de Bourbon forma un collège de chanoines, instituant l’édifice comme collégiale ; en 1515 le pape Léon X accorda des indulgences et fit de Notre‑Dame une sainte chapelle en raison d’une relique de la Vraie Croix rapportée de Rome en 1506 par le cardinal Jean‑François de La Trémoille. Pendant les travaux, l’église Saint‑Martin assura le service paroissial et, en 1515, une porte permit l’accès à la basse église ; en 1595 Notre‑Dame redevint église paroissiale et une flèche fut ajoutée à la fin du XVIe siècle. Des rénovations sont signalées dans les années 1640 après la conversion d’Henri Ier de La Trémoille et ses donations aux œuvres catholiques. Lors de la Révolution française, la chapelle fut endommagée et ses vitraux brisés ; en 1793 la relique de la Vraie Croix fut volée et les gisants des La Trémoille détruits, la chapelle et le château devenant biens nationaux. Menacée de destruction en 1840, elle fut classée la même année ; la municipalité la vendit en 1873 à l’héritier de la maison de La Trémoille pour 50 000 francs, puis celui‑ci fit restaurer le bâtiment de 1874 à 1884 sous la direction de l’architecte Juste Lisch, les travaux étant financés en partie par le duc et en partie par le ministère. Inoccupée par moments, la chapelle servit successivement d’hôpital de campagne en 1914, de lieu d’hébergement pour prisonniers en 1940 et de garage à vélos pour le collège du château dans les années 1950‑60 ; elle fut à nouveau endommagée en 1944 lors de l’explosion des ponts. Transmise au sein de la famille jusqu’à leur descendant, le prince de Ligne, la chapelle fut revendue en 1986 à la Fraternité sacerdotale Saint‑Pie‑X, qui la rouvrit au culte traditionaliste ; bien que propriété privée, des visites sont organisées. L’édifice, considéré par Jean Guillaume comme l’un des plus novateurs du Poitou au début du XVIe siècle, est bâti sur trois niveaux : la chapelle haute, seigneuriale, comporte une nef couverte d’ogives et communique avec le château par la « porte du seigneur » ; la chapelle basse ou crypte, immédiatement inférieure, était destinée aux paroissiens et donne accès à un caveau souterrain où se trouvaient les sépultures familiales, détruites pendant la Révolution ; le confessionnal et les fonts baptismaux se situent dans la travée nord‑ouest de la haute chapelle et un caveau extérieur est adossé à la façade nord. Le plan comprend trois nefs de cinq travées, un chevet plat et l’absence de transept ; la façade présente un portail unique surmonté d’une baie en arc brisé qui fait communiquer sans discontinuité le portail et une grande fenêtre, elle‑même dominée par une loggia ouvrant sur la vallée du Thouet vers l’ouest, particularité qualifiée d’unique en France, le tout couronné d’un pignon pointu encadré de deux clochetons. Les vitraux d’origine furent endommagés à la Révolution, leurs remplacements détruits en 1944 et remplacés en 1957 par des verrières de Max Ingrand ; deux travées au sud sont aveugles car accolées au mur du château. La construction mobilise plusieurs pierres locales, notamment du tuffeau de Tourtenay, de la pierre marbrière de Sainte‑Verge et de la pierre de Loudun pour la statuaire. Le style mêle le gothique flamboyant, surtout dans la partie basse, et des influences de la Renaissance dans la partie haute ; Jean Guillaume souligne le puissant mouvement vertical de la façade et voit dans la collégiale un des premiers foyers d’italianisme en Poitou. L’édifice a fait l’objet d’études anciennes et récentes : Alexis‑Jean Drouyneau de Brie le signale dès 1740, d’autres érudits l’aborderont au XIXe siècle et des chercheurs contemporains comme Jean Guillaume, Laurent Vissière et Grégory Vouhé ont approfondi son histoire et débattu, notamment sur l’emplacement de l’église Saint‑Martin et sur la relation entre l’ancienne église Notre‑Dame et l’implantation actuelle de la collégiale, Vouhé privilégiant l’hypothèse d’une destruction suivie de réemploi des matériaux.

Liens externes