Construction de la crypte XIe siècle (≈ 1150)
Crypte avec peintures murales ultérieures.
XIIe siècle
Construction de la collégiale
Construction de la collégiale XIIe siècle (≈ 1250)
Période principale des travaux et fresques.
XIIe-XIIIe siècles
Réalisation des fresques
Réalisation des fresques XIIe-XIIIe siècles (≈ 1350)
Peintures murales de la crypte.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique 1862 (≈ 1862)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église : classement par liste de 1862
Origine et histoire de la Collégiale Saint-Aignan
La collégiale Saint-Aignan de Saint-Aignan est une ancienne église catholique située dans la commune de Saint-Aignan, dans le département de Loir-et-Cher (région Centre-Val de Loire). Construite entre les XIe et XIIe siècles, elle illustre l’architecture religieuse romane de la période, avec des influences stylistiques marquées par les transitions vers le gothique. Son histoire est étroitement liée à la vie spirituelle et communautaire médiévale de la région, comme en témoignent ses fresques murales conservées dans la crypte, datant des XIIe et XIIIe siècles.
La crypte de la collégiale, remontant au XIe siècle, abrite un remarquable ensemble de peintures murales, dont un Christ en majesté entouré d’une double mandorle, symbole de gloire divine. Ces œuvres, réalisées entre les XIIe et XIIIe siècles, reflètent l’importance artistique et théologique du monument. L’édifice a été classé au titre des monuments historiques dès 1862, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale exceptionnelle.
Saint-Aignan, comme beaucoup de bourgs de la région, était un centre religieux et économique au Moyen Âge. Les collégiales, comme celle-ci, jouaient un rôle central dans la vie locale : elles abritaient un chapitre de chanoines, organisaient les offices, et servaient de lieu de rassemblement pour les fidèles et les pèlerins. Leur construction était souvent liée à la prospérité des seigneurs locaux ou des institutions ecclésiastiques, bien que les sources ne précisent pas ici les commanditaires exacts.
L’entretien et la préservation de la collégiale au fil des siècles ont permis de conserver des éléments architecturaux et décoratifs rares, comme les fresques de la crypte. Aujourd’hui, le monument reste un témoignage majeur de l’art roman en Val de Loire, ouvert gratuitement au public. Sa gestion relève de la commune de Saint-Aignan, soulignant son ancrage dans le patrimoine local et régional.