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Collégiale Saint-Étienne de Capestang dans l'Hérault

Patrimoine classé Patrimoine religieux Collégiale Eglise gothique

Collégiale Saint-Étienne de Capestang

    4 Rue Louis Baisse
    34310 Capestang
Propriété de la commune
Collégiale Saint-Étienne de Capestang
Collégiale Saint-Étienne de Capestang
Collégiale Saint-Étienne de Capestang
Collégiale Saint-Étienne de Capestang
Collégiale Saint-Étienne de Capestang
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Collégiale Saint-Étienne de Capestang
Collégiale Saint-Étienne de Capestang
Collégiale Saint-Étienne de Capestang
Crédit photo : Marek Ślusarczyk (Tupungato) Photo gallery - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1800
1900
2000
1347-1351 (peste noire)
Interruption des travaux
1er quart XIVe siècle
Début de la construction
1868
Pose des vitraux
16 octobre 1906
Classement Monument Historique
2006
Restauration du carillon
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 16 octobre 1906

Personnages clés

Maître d’œuvre anonyme - Architecte présumé Aussi lié à la cathédrale de Narbonne.
Louison (fondeur) - Artisan des cloches A fondu le bourdon (mi3) en 1867.
Lévêque-Amans (fondeur) - Artisan des cloches A fondu deux cloches en 1882.

Origine et histoire

La collégiale Saint-Étienne de Capestang, située dans l’Hérault, est un édifice gothique dont la construction débuta au 1er quart du XIVe siècle. Elle fut érigée sur les vestiges de l’église romane Saint-Félix du XIe siècle, dont il subsiste le mur ouest. Le chantier, ambitieux, prévoyait un des plus grands édifices de la région, mais fut interrompu après l’achèvement du chœur et des deux premières travées, en raison de la peste et du manque de fonds. Seules ces parties, avec leurs chapelles latérales, furent terminées, laissant l’église inachevée.

Le monument partage des similitudes architecturales avec la cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur de Narbonne, suggérant un même maître d’œuvre. La hauteur des voûtes (26,50 m) et le clocher de 43 mètres, abritant cinq cloches dont un bourdon de 1867, témoignent de son envergure initiale. Le porche, ajouté ultérieurement (probablement au XVIe siècle), prolonge la nef inachevée. Classée Monument Historique en 1906, la collégiale illustre les défis des grands chantiers médiévaux, marqués par les crises sanitaires et financières.

Les vestiges romans, comme le mur ouest de Saint-Félix, coexistent avec les éléments gothiques, dont les chapelles latérales voûtées et les fenêtres à lancettes. L’abside à sept pans, plus basse que la nef, et les vitraux de 1868 complètent cet ensemble hybride. L’inachèvement du projet, visible dans les amorces de transepts, reflète les bouleversements de la première moitié du XIVe siècle, période où la région fut durement touchée par la peste noire et les difficultés économiques.

Le clocher, haut de 43 mètres, abrite un carillon de cinq cloches, dont quatre en volée (restaurées en 2006) et une de tintement datant de 1559. Ces cloches, fondues entre le XVIe et le XIXe siècle par des artisans comme Louison ou Lévêque-Amans, soulignent l’évolution technique et liturgique de l’édifice. Leur présence, combinée à l’oculus du mur diaphragme (orné de trèfles et quadrilobes), atteste de la richesse artistique et fonctionnelle de la collégiale, malgré son état incomplet.

Liens externes