Crédit photo : Marek Ślusarczyk (Tupungato) Photo gallery - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1347-1351 (peste noire)
Interruption des travaux
Interruption des travaux
1347-1351 (peste noire) (≈ 1349)
Arrêt du chantier à cause de l’épidémie.
1er quart XIVe siècle
Début de la construction
Début de la construction
1er quart XIVe siècle (≈ 1425)
Lancement du chantier gothique sur l’église romane.
1868
Pose des vitraux
Pose des vitraux
1868 (≈ 1868)
Installation des vitraux actuels.
16 octobre 1906
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
16 octobre 1906 (≈ 1906)
Protection officielle de l’édifice inachevé.
2006
Restauration du carillon
Restauration du carillon
2006 (≈ 2006)
Réhabilitation des cloches et mécanismes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 16 octobre 1906
Personnages clés
| Maître d’œuvre anonyme - Architecte présumé |
Aussi lié à la cathédrale de Narbonne. |
| Louison (fondeur) - Artisan des cloches |
A fondu le bourdon (mi3) en 1867. |
| Lévêque-Amans (fondeur) - Artisan des cloches |
A fondu deux cloches en 1882. |
Origine et histoire
La collégiale Saint-Étienne de Capestang, située dans l’Hérault, est un édifice gothique dont la construction débuta au 1er quart du XIVe siècle. Elle fut érigée sur les vestiges de l’église romane Saint-Félix du XIe siècle, dont il subsiste le mur ouest. Le chantier, ambitieux, prévoyait un des plus grands édifices de la région, mais fut interrompu après l’achèvement du chœur et des deux premières travées, en raison de la peste et du manque de fonds. Seules ces parties, avec leurs chapelles latérales, furent terminées, laissant l’église inachevée.
Le monument partage des similitudes architecturales avec la cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur de Narbonne, suggérant un même maître d’œuvre. La hauteur des voûtes (26,50 m) et le clocher de 43 mètres, abritant cinq cloches dont un bourdon de 1867, témoignent de son envergure initiale. Le porche, ajouté ultérieurement (probablement au XVIe siècle), prolonge la nef inachevée. Classée Monument Historique en 1906, la collégiale illustre les défis des grands chantiers médiévaux, marqués par les crises sanitaires et financières.
Les vestiges romans, comme le mur ouest de Saint-Félix, coexistent avec les éléments gothiques, dont les chapelles latérales voûtées et les fenêtres à lancettes. L’abside à sept pans, plus basse que la nef, et les vitraux de 1868 complètent cet ensemble hybride. L’inachèvement du projet, visible dans les amorces de transepts, reflète les bouleversements de la première moitié du XIVe siècle, période où la région fut durement touchée par la peste noire et les difficultés économiques.
Le clocher, haut de 43 mètres, abrite un carillon de cinq cloches, dont quatre en volée (restaurées en 2006) et une de tintement datant de 1559. Ces cloches, fondues entre le XVIe et le XIXe siècle par des artisans comme Louison ou Lévêque-Amans, soulignent l’évolution technique et liturgique de l’édifice. Leur présence, combinée à l’oculus du mur diaphragme (orné de trèfles et quadrilobes), atteste de la richesse artistique et fonctionnelle de la collégiale, malgré son état incomplet.