Origine et histoire de la Collégiale Saint-Étienne
La collégiale Saint-Étienne de Hombourg-Haut trouve son origine dans la fondation d’un collège de treize chanoines en 1254 par Jacques de Lorraine. Sa construction, débutée à la fin du XIIIe siècle, s’étend jusqu’au XVe siècle, sur l’emplacement présumé d’une ancienne église paroissiale. Un cloître, aujourd’hui disparu, lui était adjoint, détruit lors de l’incendie de 1632 qui endommagea aussi sa toiture. L’édifice, construit en grès des Vosges et couvert d’ardoises, adopte un plan en croix latine, avec une nef, un transept, un chœur et deux chapelles latérales : la chapelle Saint-Nicolas et la chapelle des Bayer.
Classée monument historique depuis le 16 février 1930, la collégiale a subi d’importants travaux de restauration achevés en 2017. Ceux-ci ont concerné les façades (2 035 m2 nettoyés), le clocher (réfection du beffroi et des moteurs de volée des cloches), et la toiture (1 524 m2 révisés). Ses vitraux, majoritairement créés par Jean-Henri Couturat en 1955 après la Seconde Guerre mondiale, ornent le chœur de représentations des apôtres, évangélistes, et symboles religieux comme la Vierge Marie et l’Eucharistie.
La collégiale a toujours joué un rôle central dans la vie culturelle et religieuse locale. Dès le XIXe siècle, elle abrite un orgue remarquable, construit en 1847 par Pierre Rivinach et restauré en 1992, considéré comme l’un des plus beaux de l’est de la France. Depuis 1947, elle accueille des concerts symphoniques (Orchestre de Metz, Orchestre national de Lorraine) et, depuis 1990, les Rencontres musicales du Chœur d’hommes de Hombourg-Haut, ainsi que des événements liés au Festival international Théodore Gouvy.
L’histoire de la collégiale est aussi marquée par des transformations institutionnelles. Le chapitre initial, supprimé en 1743, fut remplacé par des Franciscains-Récollets d’origine allemande, sous l’autorisation de Stanislas, roi de Pologne. Cet édifice, propriété de la commune, reste un lieu de culte actif et un symbole du patrimoine lorrain, mêlant architecture médiévale, art sacré et tradition musicale.