Construction de la collégiale romane 4e quart XIe siècle (vers 1070-1080) (≈ 1075)
Édifice avec crypte dans un ensemble castral.
1218
Destruction par Philippe Auguste
Destruction par Philippe Auguste 1218 (≈ 1218)
Représailles entraînant la ruine de l’édifice roman.
début XIIIe siècle
Reconstruction partielle en style gothique
Reconstruction partielle en style gothique début XIIIe siècle (≈ 1304)
Ajout d’un vaisseau méridional.
1562
Incendie pendant les guerres de Religion
Incendie pendant les guerres de Religion 1562 (≈ 1562)
Disparition partielle de la nef et basse-nef.
14 décembre 1928
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 14 décembre 1928 (≈ 1928)
Protection des vestiges restants.
7 février 1986
Classement partiel
Classement partiel 7 février 1986 (≈ 1986)
Reconnaissance patrimoniale renforcée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Collégiale, sauf parties classées : inscription par arrêté du 14 décembre 1928 ; Collégiale (cad. HK 149, 150p) : classement par arrêté du 7 février 1986
Personnages clés
Héloïse de Pithiviers - Commanditaire présumée
Église romane construite entre 1005 et 1020.
Philippe Auguste - Roi de France
Responsable de la destruction en 1218.
Origine et histoire
La collégiale Saint-Georges de Pithiviers, située dans le Loiret, est un monument emblématique dont les origines remontent à la fin du XIe siècle. Selon la tradition, une première église dédiée à Saint-Georges aurait existé dès l’époque de Clovis, remplacée plus tard par une église carolingienne. Entre 1005 et 1020, sous l’impulsion d’Héloïse de Pithiviers, une église romane est construite, dotée d’un collège de chanoines. Ce premier édifice est reconstruit à la fin du XIe siècle, puis partiellement modifié au XIIIe siècle, avant d’être en grande partie détruit lors des guerres de Religion.
Les vestiges encore visibles aujourd’hui, bien que non accessibles en dehors des Journées européennes du patrimoine, témoignent de ces différentes phases de construction. On y distingue notamment le clocher du XIe siècle, des bas-côtés et des absidioles de l’église basse et haute, ainsi que des éléments gothiques du XIIIe siècle. Ces vestiges révèlent une architecture romane marquée par des absidioles profondes et des arcs en plein cintre surhaussés, caractéristiques de la région.
L’histoire de la collégiale est également marquée par des destructions violentes. En 1218, l’édifice roman aurait été détruit lors des représailles de Philippe Auguste. Un incendie en 1562, lié aux guerres de Religion, entraîne la disparition progressive de la nef et de la basse-nef nord. Au XIXe siècle, les ruines sont réutilisées comme école, logement, garage et annexe de théâtre, avant d’être partiellement protégées au XXe siècle. Les vestiges sont inscrits à l’inventaire des monuments historiques en 1928, puis partiellement classés en 1986.
Les fouilles et études ultérieures ont permis de distinguer deux édifices superposés sous le même vocable : une église romane avec crypte, construite vers 1070-1080 dans un ensemble castral, et une collégiale gothique du début du XIVe siècle, sans crypte. Les relations entre ces deux structures, notamment l’accès à la crypte par des escaliers situés aux extrémités du déambulatoire, ont aujourd’hui disparu. Les chapiteaux et sculptures, bien que modestes, offrent un aperçu de l’art roman local.
La collégiale Saint-Georges illustre ainsi les transformations architecturales et les tumultes historiques de la région. Son clocher roman, ses absidioles et ses bas-côtés gothiques en font un témoignage précieux des évolutions stylistiques entre le XIe et le XIIIe siècle. Malgré les destructions, ces vestiges rappellent l’importance religieuse et sociale de Pithiviers au Moyen Âge, ainsi que les réutilisations successives de l’édifice au fil des siècles.
Aujourd’hui, la collégiale appartient à la commune de Pithiviers. Bien que ses ruines ne soient que partiellement conservées, elles restent un élément clé du patrimoine religieux et architectural du Loiret, attirant l’attention des historiens et des passionnés d’art médiéval lors des rares occasions où elles sont accessibles au public.
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