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Collégiale Saint-Georges de Vendôme dans le Loir-et-Cher

Collégiale Saint-Georges de Vendôme


    Vendôme
Roger de Gaignières

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1037
Fondation légendaire
31 mai 1040
Première mention indirecte
1562
Saccage huguenot
1784
Foudre sur la flèche
28 mai 1793
Destruction révolutionnaire
24 août 1793
Vente comme bien national
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Agnès de Bourgogne - Comtesse de Vendôme Fondatrice légendaire vers 1037.
Jeanne d’Albret - Duchesse, mère d’Henri IV Sépulture profanée en 1793.
Antoine de Bourbon - Père d’Henri IV Enterré dans la collégiale.
Marie de Luxembourg - Comtesse bienfaitrice Finança chapelles et orgue au XVIe.
César de Vendôme - Fils légitimé d’Henri IV Derniers travaux avant le déclin.
Alexandre de Thémines - Évêque de Blois Tenta de sauver les revenus en 1789.

Origine et histoire

La collégiale Saint-Georges de Vendôme, fondée au XIe siècle dans la cour du château, servit de nécropole aux comtes et ducs de Vendôme, abritant notamment les sépultures d’Antoine de Bourbon et Jeanne d’Albret, parents d’Henri IV. Construite peut-être sur l’emplacement d’une ancienne aula comtale, elle fut agrandie entre les XIe et XIIIe siècles avec un transept, un chœur à chapelles échelonnées, et un clocher. Son histoire est marquée par des dons aristocratiques, comme ceux de Marie de Luxembourg au XVIe siècle, qui financèrent des stalles, un orgue et une chapelle.

En 1562, la collégiale fut saccagée par des troupes huguenotes, perdant reliquaires et trésors. Malgré des réparations et son statut d’église paroissiale au XVIIe siècle, elle déclina après 1724, faute de ressources. La Révolution accéléra sa chute : vendue comme bien national en 1793, elle fut démolie par des volontaires parisiens, ses tombeaux profanés et ses matériaux dispersés. Il n’en subsiste aujourd’hui aucune trace visible.

La collégiale abritait aussi un riche trésor de reliques (bras de saint Georges, fragments de la Vraie Croix) et possédait des terres dans le Vendômois, la Beauce et le Val de Loir. Ses chanoines, au nombre de 20 à partir de 1430, géraient ces biens jusqu’à leur dispersion. Le site, lié à l’histoire des Bourbon, symbolise à la fois la piété médiévale et les violences révolutionnaires.

Parmi ses sépultures illustres figuraient Bouchard VII de Vendôme, Charles de Bourbon (premier duc), et César de Vendôme, fils légitimé d’Henri IV. L’édifice, long de 25 mètres pour la nef et 24 mètres pour le chœur, dominait la cour du château jusqu’à sa destruction. Les dernières reliques et statues, comme celle de saint Jean-Baptiste, furent transférées à l’abbaye de la Trinité après 1793.

La légende attribue sa fondation à Agnès de Bourgogne vers 1037, bien que aucun texte contemporain ne l’atteste. Son déclin s’inscrit dans celui des institutions religieuses sous l’Ancien Régime, avant sa fin brutale lors de la Terreur. Les archives mentionnent des pétitions pour sauver les tombeaux, en vain : le 28 mai 1793 marqua sa destruction définitive.

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