76220 Gournay-en-Bray, 15-17 Esplanade de l'Église
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
…
1800
1900
2000
XIe siècle
Fondation initiale
Fondation initiale XIe siècle (≈ 1150)
Collégiale dédiée à saint Étienne.
1174
Incendie destructeur
Incendie destructeur 1174 (≈ 1174)
Nef et ville ravagées par le feu.
29 avril 1192
Consécration de la collégiale
Consécration de la collégiale 29 avril 1192 (≈ 1192)
Reconstruction après l’incendie.
XIIIe siècle
Dédicace à saint Hildevert
Dédicace à saint Hildevert XIIIe siècle (≈ 1350)
Changement de vocable lié aux reliques.
1840
Classement monument historique
Classement monument historique 1840 (≈ 1840)
Première liste des monuments protégés.
1954
Restauration des vitraux
Restauration des vitraux 1954 (≈ 1954)
Œuvre de J. Gaudin sur saint Hildevert.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Hildebert : classement par liste de 1840
Personnages clés
Saint Hildevert - Évêque de Meaux
Patron de la collégiale depuis le XIIIe.
J. Gaudin - Peintre-verrier
Auteur des vitraux de 1954.
De la Roque - Architecte restaurateur
Dirige les travaux de 1874.
Origine et histoire de la Collégiale Saint-Hildevert
La collégiale Saint-Hildevert de Gournay-en-Bray trouve ses origines au XIe siècle sous le vocable de saint Étienne, avant d’être reconstruite au XIIe siècle sur ses vestiges. Son plan initial comprenait une nef à collatéraux, un transept avec absidioles, et un chœur à chevet plat. Un incendie ravage l’édifice et la ville en 1174, ne laissant intacts que les murs de la nef romane et les voûtes du chœur. La reconstruction, achevée en 1192, intègre des arcs gothiques dans la nef et le transept, tandis que le chœur est partiellement rebâti. La dédicace à saint Hildevert, évêque de Meaux, remonte au XIIIe siècle, liée à l’arrivée de clercs transportant ses reliques.
Au XIIIe siècle, la façade occidentale est reprise et surmontée de deux tours carrées inachevées. Le chevet est percé d’une grande fenêtre au XIVe siècle, et la tour centrale du transept, détruite en 1617, est remplacée par une tour-lanterne elle-même détruite en 1649. Entre 1650 et 1660, les deux tours sont surélevées par un clocher en charpente. L’église, classée monument historique dès 1840, abrite un buffet d’orgue des XVIe et XVIIIe siècles, dont les éléments les plus anciens datent de 1538. Une restauration complète est menée en 1874 par l’architecte de la Roque, et des vitraux refaits en 1954 par J. Gaudin illustrent la vie de saint Hildevert.
Les chapiteaux des piles sud de la nef et du chœur, parmi les plus célèbres du répertoire normand médiéval, témoignent de la richesse artistique du monument. Initialement collégiale, l’édifice devient église paroissiale après la Révolution. Son mobilier et son architecture mêlent ainsi héritages roman et gothique, reflétant près de neuf siècles d’histoire religieuse et locale.