Frise chronologique
1389
Élévation en collégiale
Élévation en collégiale
1389 (≈ 1389)
Par le pape Clément VII, avec relique.
2 décembre 1389
Élévation en collégiale
Élévation en collégiale
2 décembre 1389 (≈ 1389)
Par le pape Clément VII.
20 novembre 1669
Incendie destructeur
Incendie destructeur
20 novembre 1669 (≈ 1669)
Église détruite, reconstruction nécessaire.
1688
Reconstruction achevée
Reconstruction achevée
1688 (≈ 1688)
Édifice actuel finalisé.
1847
Mort de Casimir Vicario
Mort de Casimir Vicario
1847 (≈ 1847)
Peintures en trompe-l'œil inachevées.
1986
Inscription monument historique
Inscription monument historique
1986 (≈ 1986)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
1992
Fouille archéologique préventive
Fouille archéologique préventive
1992 (≈ 1992)
Étude du sous-sol de l’église.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 372) : inscription par arrêté du 20 mai 1986
Personnages clés
| Pape Clément VII - Pape d’Avignon |
Élève l’église au rang de collégiale. |
| Casimir Vicario - Peintre piémontais |
Auteur des trompe-l'œil intérieurs. |
| Giacobini et J.B Ferraris - Peintres successeurs |
Achèvent les décors après Vicario. |
| Giacobini - Peintre |
A achevé les peintures après Vicario. |
| J.B Ferraris - Peintre |
Collaborateur aux décors intérieurs. |
| Frédéric Raynaud - Archéologue responsable |
Dirigea la fouille de 1992. |
Origine et histoire
La collégiale Saint-Jacques-le-Majeur, située à Sallanches en Haute-Savoie, trouve ses origines au XIVe siècle. Elle est élevée au rang de collégiale par le pape Clément VII le 2 décembre 1389 et reçoit une relique de saint Jacques, renforçant son importance religieuse. L’édifice actuel, cependant, date du XVIIe siècle, après qu’un incendie ravagea la ville et détruisit l’église précédente le 20 novembre 1669. La reconstruction s’achève en 1688, marquant la naissance du monument que l’on connaît aujourd’hui.
L’intérieur de la collégiale est orné de peintures en trompe-l'œil réalisées par le Piémontais Casimir Vicario, puis complétées par ses élèves après sa mort en 1847. Vicario, connu pour ses travaux dans les cathédrales de Moûtiers et Chambéry ainsi qu’au château des ducs de Savoie, laisse ici un héritage artistique majeur. Ses successeurs, Giacobini et J.B Ferraris, contribuent également à l’embellissement de l’édifice, inscrit aux monuments historiques en 1986.
Les armes de la collégiale s’inspirent de celles de Sallanches, avec un chevron ondé d’argent sur fond de gueules, agrémenté de trois coquilles symbolisant le pèlerinage jacquaire. Ce blason reflète à la fois l’identité locale et la dévotion à saint Jacques, patron des pèlerins et de l’église.