Remaniements gothiques XVe siècle (4e quart) (≈ 1550)
Chapelle Saint-Martial et mise au tombeau
1840
Classement MH
Classement MH 1840 (≈ 1840)
Première liste des monuments historiques
1922
Effondrement du clocher
Effondrement du clocher 1922 (≈ 1922)
Reconstruit ultérieurement
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1840
Personnages clés
Rorice II - Évêque de Limoges (VIIe s.)
Fonda l'oratoire originel sur le tombeau
Saint Junien - Ermite et saint patron
Tombeau vénéré dans la collégiale
Étienne Maleu - Chanoine et chroniqueur
Enterré dans la collégiale, historien du chapitre
Origine et histoire de la Collégiale Saint-Junien
La collégiale Saint-Junien trouve ses racines au VIIe siècle, lorsque Rorice II, évêque de Limoges, érigea un oratoire sur le tombeau de l’ermite Junien. Un collège de chanoines y fut installé pour perpétuer son culte. L’édifice actuel, de style roman limousin, fut construit à la fin du XIe siècle pour la nef et le transept, complété par une façade à la fin du XIIe siècle et un chevet carré austère au XIIIe siècle. Son clocher central, écroulé en 1922, a depuis été reconstruit.
Le monument recèle des trésors artistiques majeurs : le tombeau de saint Junien (XIIe siècle) en calcaire, une fresque apocalyptique de la nef représentant les vingt-quatre vieillards (XIIe siècle), et une mise au tombeau sculptée (XVe siècle) dans la chapelle Saint-Martial. Classée dès 1840 parmi les premiers monuments historiques français, la collégiale abritait aussi la sépulture d’Étienne Maleu, chanoine et chroniqueur du chapitre.
Son architecture mêle ainsi héritage roman – avec des éléments comme les peintures murales, rares en Limousin – et ajouts gothiques tardifs. Le site, propriété communale, reste un témoignage clé de la dévotion médiévale en Haute-Vienne, liée à la figure de saint Junien, patron local. La reconstruction du clocher au XXe siècle illustre les efforts pour préserver ce patrimoine, tout en soulignant sa vulnérabilité face au temps.