Fondation de la collégiale 1342 (≈ 1342)
Installation des chanoines par Philippe VI de Valois.
XIVe siècle (fin)
Construction de la nef
Construction de la nef XIVe siècle (fin) (≈ 1484)
Nef de style languedocien, partie la plus ancienne.
début XVe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur début XVe siècle (≈ 1504)
Chœur polygonal à sept pans.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique 1862 (≈ 1862)
Première liste des monuments historiques français.
1908
Restauration du parement
Restauration du parement 1908 (≈ 1908)
Mise à nu des murs en briques et galets.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale : classement par liste de 1862
Personnages clés
Philippe VI de Valois - Roi de France et régent de Bigorre
Fonda la collégiale en 1342.
Marc Ferrère - Artisan ou sculpteur
Auteur présumé de la chaire (XVIIe-XVIIIe).
Origine et histoire de la Collégiale Saint-Laurent
La collégiale Saint-Laurent d'Ibos, située au cœur de la ville d'Ibos près de Tarbes (Hautes-Pyrénées), est un édifice gothique dont les origines remontent au XIVe siècle. À l'origine, elle fut fondée en 1342 par Philippe VI de Valois, roi de France et régent du Comté de Bigorre, qui y installa un collège de chanoines. Ces derniers, chargés de célébrer les offices et de servir d'intermédiaires entre Dieu et la paroisse, y officieront jusqu'à leur expulsion lors de la Révolution française. L'édifice, bien que n'étant plus techniquement une collégiale, conserve ce nom historique.
Classée monument historique dès 1862, la collégiale a bénéficié d'importants travaux de restauration au XIXe siècle. Son architecture mêle des éléments gothiques, comme une nef de style languedocien datant de la fin du XIVe siècle, et un chœur polygonal à sept pans du début du XVe siècle. Le clocher-donjon carré, visible de loin et éclairé la nuit, est un repère visuel majeur du paysage, notamment depuis l'autoroute A64. Une légende locale affirme que le méridien de Greenwich traverserait son clocher, bien que ce dernier soit en réalité situé à une centaine de mètres à l'ouest.
L'intérieur de l'édifice abrite six chapelles latérales entre les contreforts, ainsi qu'un mobilier religieux des XVIIe et XVIIIe siècles, dont une chaire attribuée à Marc Ferrère et une statue en bois de Saint Laurent, patron de la collégiale. Le parement extérieur, mis à nu en 1908, révèle un mélange de briques et de galets. Aujourd'hui, l'église, située sur le tracé du GR 101 et de la Via Tolosana (chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle), accueille également des événements musicaux, perpétuant son rôle central dans la vie locale.
L'édifice illustre l'évolution architecturale et religieuse de la région, passant d'une collégiale médiévale à une église paroissiale, tout en restant un symbole du patrimoine des Hautes-Pyrénées. Son histoire reflète les bouleversements politiques et sociaux, de sa fondation royale à sa sécularisation révolutionnaire, en passant par sa préservation moderne.