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Collégiale Saint-Laurent d'Ibos dans les Hautes-Pyrénées

Patrimoine classé Patrimoine religieux Collégiale Eglise gothique

Collégiale Saint-Laurent d'Ibos

  • 1 Rue de la Collégiale
  • 65420 Ibos
Collégiale Saint-Laurent dIbos
Collégiale Saint-Laurent dIbos
Collégiale Saint-Laurent dIbos
Collégiale Saint-Laurent dIbos
Collégiale Saint-Laurent dIbos
Collégiale Saint-Laurent dIbos
Collégiale Saint-Laurent dIbos
Collégiale Saint-Laurent dIbos
Collégiale Saint-Laurent dIbos
Collégiale Saint-Laurent dIbos
Collégiale Saint-Laurent dIbos
Collégiale Saint-Laurent dIbos
Collégiale Saint-Laurent dIbos
Collégiale Saint-Laurent dIbos
Collégiale Saint-Laurent dIbos
Crédit photo : Florent Pécassou - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
65420 Ibos, 1 Rue de la Collégiale

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1342
Fondation de la collégiale
XIVe siècle (fin)
Construction de la nef
début XVe siècle
Construction du chœur
1862
Classement monument historique
1908
Restauration du parement
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise paroissiale : classement par liste de 1862

Personnages clés

Philippe VI de Valois - Roi de France et régent de Bigorre Fonda la collégiale en 1342.
Marc Ferrère - Artisan ou sculpteur Auteur présumé de la chaire (XVIIe-XVIIIe).

Origine et histoire de la Collégiale Saint-Laurent

La collégiale Saint-Laurent d'Ibos, située au cœur de la ville d'Ibos près de Tarbes (Hautes-Pyrénées), est un édifice gothique dont les origines remontent au XIVe siècle. À l'origine, elle fut fondée en 1342 par Philippe VI de Valois, roi de France et régent du Comté de Bigorre, qui y installa un collège de chanoines. Ces derniers, chargés de célébrer les offices et de servir d'intermédiaires entre Dieu et la paroisse, y officieront jusqu'à leur expulsion lors de la Révolution française. L'édifice, bien que n'étant plus techniquement une collégiale, conserve ce nom historique.

Classée monument historique dès 1862, la collégiale a bénéficié d'importants travaux de restauration au XIXe siècle. Son architecture mêle des éléments gothiques, comme une nef de style languedocien datant de la fin du XIVe siècle, et un chœur polygonal à sept pans du début du XVe siècle. Le clocher-donjon carré, visible de loin et éclairé la nuit, est un repère visuel majeur du paysage, notamment depuis l'autoroute A64. Une légende locale affirme que le méridien de Greenwich traverserait son clocher, bien que ce dernier soit en réalité situé à une centaine de mètres à l'ouest.

L'intérieur de l'édifice abrite six chapelles latérales entre les contreforts, ainsi qu'un mobilier religieux des XVIIe et XVIIIe siècles, dont une chaire attribuée à Marc Ferrère et une statue en bois de Saint Laurent, patron de la collégiale. Le parement extérieur, mis à nu en 1908, révèle un mélange de briques et de galets. Aujourd'hui, l'église, située sur le tracé du GR 101 et de la Via Tolosana (chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle), accueille également des événements musicaux, perpétuant son rôle central dans la vie locale.

L'édifice illustre l'évolution architecturale et religieuse de la région, passant d'une collégiale médiévale à une église paroissiale, tout en restant un symbole du patrimoine des Hautes-Pyrénées. Son histoire reflète les bouleversements politiques et sociaux, de sa fondation royale à sa sécularisation révolutionnaire, en passant par sa préservation moderne.

Liens externes

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