Construction de la nef XIVe siècle (≈ 1450)
Édification de la nef de style languedocien et des chapelles disposées « à la Bigorre ». Fondée comme collégiale en 1342.
XVe siècle
Construction du chevet
Construction du chevet XVe siècle (≈ 1550)
Le chevet présente des caractères du XVe siècle ; le chœur, polygonal à sept pans, est pourvu de hautes baies à meneaux et de lambris avec stalles.
XVIIIe siècle
Mobilier intérieur
Mobilier intérieur XVIIIe siècle (≈ 1850)
L'intérieur conserve un mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, dont une chaire attribuée à Marc Ferrère et une statue espagnole en bois de saint Laurent.
XIXe siècle
Restauration majeure
Restauration majeure XIXe siècle (≈ 1865)
Classée au titre des monuments historiques en 1862, l'église a fait l'objet d'importants travaux de restauration au XIXe siècle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale : classement par liste de 1862
Personnages clés
Philippe VI de Valois
Roi de France qui fonda la collégiale en 1342 et y installa un collège de chanoines.
Marc Ferrère
Artisan ou sculpteur ayant réalisé la chaire conservée dans l'église.
Origine et histoire de la Collégiale Saint-Laurent
L'église Saint-Laurent d'Ibos, souvent appelée collégiale d'Ibos, est un édifice religieux situé au cœur de la commune d'Ibos, près de Tarbes dans les Hautes-Pyrénées. La nef, de style languedocien, date de la fin du XIVe siècle et est flanquée de chapelles disposées « à la Bigorre », six de chaque côté entre les contreforts. Le chevet présente des caractères du XVe siècle ; le chœur, polygonal à sept pans, est pourvu de hautes baies à meneaux et de lambris avec stalles. L'édifice est construit en galets de l'Adour alternant avec de la brique ; le parement extérieur des contreforts et les voûtes sont en briques, tandis que les charpentes sont en chêne. Un porche moderne en pierre dure marque l'entrée. Le clocher, qui n'est pas antérieur aux guerres de Religion, et les galeries au sommet des murs gouttereaux évoquent l'affectation militaire de la construction durant ces conflits. L'intérieur conserve un mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, dont une chaire attribuée à Marc Ferrère et une statue espagnole en bois de saint Laurent. Classée au titre des monuments historiques en 1862, l'église a fait l'objet d'importants travaux de restauration au XIXe siècle ; le parement des murs, mis à nu en 1908, laisse apparaître briques et galets. Fondée comme collégiale en 1342 par Philippe VI de Valois qui y installa un collège de chanoines, elle a notamment abrité les offices des chanoines jusqu'à leur expulsion à la Révolution. Éclairée la nuit, elle constitue un repère visible de loin, notamment depuis l'autoroute A64 ; une légende affirme que le méridien de Greenwich la traverse, alors que ce dernier se situe à une centaine de mètres à l'ouest. Aujourd'hui, l'édifice, qui conserve le titre de collégiale malgré son usage paroissial, accueille aussi des événements musicaux et se trouve sur le tracé du GR 101, en continuité de la Via Tolosana, l'un des chemins de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle.