Fondation de l'abbaye VIe siècle (≈ 650)
Saint Liphard fonde une abbaye bénédictine avec église.
798
Confiance de Charlemagne
Confiance de Charlemagne 798 (≈ 798)
Charlemagne confie la collégiale à Théodulphe.
Fin du XIe siècle
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église Fin du XIe siècle (≈ 1195)
L'église est reconstruite à son emplacement actuel et érigée en collégiale.
1793
Destruction partielle
Destruction partielle 1793 (≈ 1793)
Le jubé et la plupart des autels furent abattus.
1801-1837
Restauration de l'édifice
Restauration de l'édifice 1801-1837 (≈ 1819)
Une restauration majeure de l'édifice a lieu.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Liphard : classement par liste de 1840
Personnages clés
Saint Liphard
Fondateur de l'abbaye bénédictine et ermite à Meung.
Charlemagne
Empereur qui confia la collégiale à Théodulphe.
Théodulphe
Évêque d'Orléans à qui Charlemagne confia la collégiale.
Origine et histoire de la Collégiale Saint-Liphard
La collégiale Saint-Liphard, parfois orthographiée Saint-lifard, se situe à Meung-sur-Loire, dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire. Elle est bâtie sur la tombe de saint Liphard d'Orléans et est classée au titre des monuments historiques depuis 1840. Après une carrière dans la magistrature d'Orléans, saint Liphard quitta la vie publique pour devenir ermite à Meung, où il construisit une cellule ; l'évêque Marc l'autorisa à fonder une abbaye bénédictine avec église au VIe siècle. La tradition locale attribue à des vestiges conservés au bord de la Maure les restes de cette première implantation. Vers 798, l'empereur Charlemagne confia la collégiale à Théodulphe lorsqu'il l'investit évêque d'Orléans. L'abbaye possédait, dès 990, des biens dispersés en Ponthieu, dans le pays de Caux, en Touraine, en Berry et dans le Pincerais, et connaît sa plus grande extension au IXe siècle. Après la destruction de l'édifice primitif, l'église fut reconstruite à son emplacement actuel entre 1101 et 1104 et érigée en collégiale à la fin du XIe siècle. L'édifice a fait l'objet de transformations et de travaux ultérieurs. En 1793, il servit de lieu de réunion pour les clubs puis de magasins, période au cours de laquelle le jubé et la plupart des autels furent abattus. Une restauration de l'édifice eut lieu de 1801 à 1837.