Frise chronologique
1505
Mort de Jean II de Castelnau-Caylus
Mort de Jean II de Castelnau-Caylus
1505 (≈ 1505)
Vœu de fondation d’une collégiale par son fils.
1506
Érection en collégiale par Jules II
Érection en collégiale par Jules II
1506 (≈ 1506)
Dédiée initialement à saint Jean-Baptiste.
1507
Début de la construction
Début de la construction
1507 (≈ 1507)
Commanditée par Jacques de Castelnau.
1663
Installation du retable majeur
Installation du retable majeur
1663 (≈ 1663)
Cadeau de mariage des jésuites.
XVIe siècle (fin)
Changement de dédicace à saint Louis
Changement de dédicace à saint Louis
XVIe siècle (fin) (≈ 1684)
Initié par Louise de Bretagne-Avaugour.
1830
Don à la paroisse de Castelnau
Don à la paroisse de Castelnau
1830 (≈ 1830)
Par les ducs de Luynes, héritiers.
18 mars 1913
Classement monument historique
Classement monument historique
18 mars 1913 (≈ 1913)
Protection de l’édifice et de son mobilier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église : classement par arrêté du 18 mars 1913
Personnages clés
| Jean II de Castelnau-Caylus - Baron et chambellan de Louis XI |
Fondateur à l’origine de la collégiale. |
| Jacques de Castelnau - Baron de Castelnau, fils de Jean II |
Commanditaire de la construction en 1507. |
| Louise de Bretagne-Avaugour - Châtelaine et dame d’honneur |
Changea la dédicace à saint Louis. |
| Guy Ier de Castelnau-Clermont - 17e baron de Castelnau |
Époux de Louise de Bretagne-Avaugour. |
| Cardinal François Guillaume de Castelnau - Archevêque d’Auch |
Aura fait venir des artistes italiens. |
| Louis de Castelnau de Clermont-Lodève - Baron au XVIIe siècle |
Bénéficiaire du retable de 1663. |
Origine et histoire
La collégiale Saint-Louis, située à Prudhomat dans le Lot, remplace une église plus ancienne probablement datée du XIIIe siècle. Elle fut construite à partir de 1507 par Jacques de Castelnau en mémoire de son père, Jean II de Castelnau-Caylus, chambellan de Louis XI. Ce dernier avait exprimé le vœu de fonder une collégiale avant sa mort en 1505. Le pape Jules II érigea l’église en collégiale en 1506, initialement dédiée à saint Jean-Baptiste, avec un chapitre de huit chanoines et un doyen. Les membres du chapitre, nommés par le seigneur de Castelnau, résidaient près de l’église et bénéficiaient de droits de sépulture.
En 1542, Louise de Bretagne-Avaugour, épouse de Guy Ier de Castelnau-Clermont et dame d’honneur de Catherine de Médicis, changea la dédicace de la collégiale en l’honneur de saint Louis, son ancêtre canonisé. Elle offrit également le reliquaire du bras de saint Louis au chapitre. L’architecture de l’église, de style gothique flamboyant, se caractérise par une nef unique de quatre travées, un chœur à cinq pans, et des voûtes à liernes. Les clés de voûte portent les écussons des Castelnau et de leurs alliés, tandis que le tympan du portail arbore leur blason.
Au XVIIe siècle, le baron Louis de Castelnau de Clermont-Lodève épousa Anne-Marguerite de Saint-Bussan, et le retable de l’autel majeur, daté de 1663, fut offert par les jésuites à cette occasion. Ce retable endommagea partiellement le vitrail axial représentant une Crucifixion. La collégiale abritait aussi 26 stalles, probablement offertes par Jacques de Castelnau et réalisées par des artistes italiens sous l’impulsion de son neveu, le cardinal François Guillaume de Castelnau. Les vitraux du XVIe siècle, fragmentaires, furent restaurés dans les années 1990.
Le chapitre, réduit au XVIIIe siècle par manque de ressources, fut dissous à la Révolution. En 1830, les ducs de Luynes, héritiers des Castelnau, vendirent le château et donnèrent la collégiale à la fabrique paroissiale de Castelnau, avec son mobilier et ses reliques. L’édifice fut inscrit aux monuments historiques le 18 mars 1913. Aujourd’hui, la collégiale conserve des éléments architecturaux gothiques, des vitraux anciens, et un mobilier liturgique remarquable, dont le bras-reliquaire de saint Louis.
L’église, de plan massif avec des contreforts imposants, s’adapte au terrain escarpé. Son abside polygonale, peu saillante, est encadrée par deux chapelles latérales. Le clocher, peu élevé, surmonte la chapelle nord. À l’intérieur, les nervures des voûtes retombent sur des colonnes engagées, et une litre funéraire est gravée dans la pierre. Les chapelles latérales, couvertes de croisées d’ogives, abritaient les sépultures des chanoines et des seigneurs de Castelnau.