Frise chronologique
vers 1785
Construction de la collégiale
Construction de la collégiale
vers 1785 (≈ 1785)
Œuvre de l'architecte Raymond, style classique.
1869
Peinture de la voûte
Peinture de la voûte
1869 (≈ 1869)
Réalisée par Engalière, décoration intérieure.
1890
Fresques murales
Fresques murales
1890 (≈ 1890)
Exécutées par Terral sur les murs.
26 novembre 1979
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
26 novembre 1979 (≈ 1979)
Protection officielle de l'édifice et de sa tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise collégiale, y compris la tour (cad. BI 454) : classement par arrêté du 26 novembre 1979
Personnages clés
| Raymond - Architecte |
Concepteur de la collégiale, élève de Soufflot. |
| André Bacon - Curé commanditaire |
Initiateur du projet avec l'archevêque. |
| Engalière - Peintre |
Auteur des fresques de la voûte (1869). |
| Terral - Peintre |
Réalisateur des fresques murales (1890). |
| Gesta - Peintre-verrier |
Créateur des vitraux de l'édifice. |
Origine et histoire
La collégiale Saint-Martin de L'Isle-Jourdain fut construite vers 1785 par l'architecte Raymond, élève de Soufflot, dans un style classique marqué par l’influence italienne. Commandée par le curé André Bacon avec l’appui de l’archevêque de Toulouse, elle adopte un plan en croix latine et une voûte en berceau. Son clocher, hérité d’un ancien château féodal, est flanqué d’une tourelle d’escalier ronde. L’édifice, en brique, allie rigueur architecturale et symboles du pouvoir religieux local.
En 1869, le peintre Engalière décore la voûte de fresques, suivies en 1890 par les murales de Terral. Les vitraux, réalisés par l’atelier Gesta, complètent cet ensemble artistique. Classée Monument Historique en 1979, la collégiale illustre l’évolution des goûts entre néoclassicisme et éclectisme du XIXe siècle, tout en conservant des traces médiévales à travers son clocher-donjon.
Propriété communale, la collégiale incarne le patrimoine religieux et architectural du Gers. Son mélange de brique, de voûtes peintes et de réemploi féodal reflète les transitions historiques de la région, entre Ancien Régime et modernité. Les interventions des XIXe siècle (fresques, vitraux) soulignent son rôle continu comme lieu de culte et de mémoire collective.