Fondation présumée du monastère VIe-VIIe siècle (≈ 750)
Premières traces via monnaies de Banassac.
1060
Cession à Saint-Victor de Marseille
Cession à Saint-Victor de Marseille 1060 (≈ 1060)
Reconstruction romane par les moines marseillais.
XVe siècle
Ajout de chapelles rectangulaires
Ajout de chapelles rectangulaires XVe siècle (≈ 1550)
Modification du chœur et absides.
1591
Pillage pendant les guerres de Religion
Pillage pendant les guerres de Religion 1591 (≈ 1591)
Dégâts au monastère et à la ville.
1670
Effondrement du clocher-porche
Effondrement du clocher-porche 1670 (≈ 1670)
Destruction de deux travées de nef.
1789 (avant)
Abandon de la vie monastique
Abandon de la vie monastique 1789 (avant) (≈ 1789)
Devenue église paroissiale après la Révolution.
1929
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1929 (≈ 1929)
Protection de l’édifice par l’État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de la Capelle : classement par arrêté du 18 mars 1932
Personnages clés
Aldebert Ier de Peyre - Évêque de Mende (XIe siècle)
Cède le monastère à Saint-Victor en 1060.
Origine et histoire de la Collégiale Saint-Martin
La collégiale Saint-Martin de La Canourgue trouve ses origines dans un monastère fondé probablement au VIe ou VIIe siècle, comme en témoignent des monnaies locales frappées à Banassac portant la mention Saint-Martin. Ce monastère, dont la renommée s’affirme au VIIIe siècle, accueille un collège de chanoines entre le IXe et le Xe siècle – d’où dériverait le toponyme La Canourgue (de canoine). En 1060, l’évêque Aldebert Ier de Peyre cède le site à l’abbaye Saint-Victor de Marseille pour reformer la discipline monastique. Les moines marseillais reconstruisent alors l’église conventuelle au XIIe siècle, intégrant des éléments romans comme le déambulatoire et les chapelles rayonnantes.
Au fil des siècles, le monument subit des transformations majeures. Au XVe siècle, quatre chapelles rectangulaires sont ajoutées entre les absidioles, et le chœur est remanié, remplaçant les colonnes romanes par un mur plein. En 1670, l’effondrement du clocher-porche détruit les deux dernières travées de la nef, donnant à l’édifice son aspect tronqué actuel. La vie monastique décline avant la Révolution française : la collégiale devient alors église paroissiale, rattachée aujourd’hui à la paroisse Saint-Frézal du diocèse de Mende.
L’édifice, classé Monument Historique en 1929, mêle styles roman (nef centrale, abside polygonale) et gothique (voûtes d’ogives, chapelles tardives). Les vestiges des bâtiments monastiques, visibles sur le cadastre, rappellent son passé bénédictin. Pillages pendant les guerres de Religion (1591) et reconstructions partielles (XVIIe siècle) ont aussi marqué son histoire. Les fouilles et chartes attestent d’une occupation religieuse continue depuis le haut Moyen Âge, faisant de Saint-Martin un témoin clé de l’histoire lozérienne.