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Collégiale Saint-Martin de Léré dans le Cher

Patrimoine classé Patrimoine religieux Collégiale Eglise romane et gothique

Collégiale Saint-Martin de Léré

  • 34 Rue de la Collégiale Saint-Martin
  • 18240 Léré
Collégiale Saint-Martin de Léré
Collégiale Saint-Martin de Léré
Collégiale Saint-Martin de Léré
Collégiale Saint-Martin de Léré
Collégiale Saint-Martin de Léré
Collégiale Saint-Martin de Léré
Collégiale Saint-Martin de Léré
Collégiale Saint-Martin de Léré
Collégiale Saint-Martin de Léré
Collégiale Saint-Martin de Léré
Collégiale Saint-Martin de Léré
Collégiale Saint-Martin de Léré
Collégiale Saint-Martin de Léré
Collégiale Saint-Martin de Léré
Collégiale Saint-Martin de Léré
Collégiale Saint-Martin de Léré
Crédit photo : Jgm18 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
18240 Léré, 34 Rue de la Collégiale Saint-Martin

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Fondation de l'oratoire
XIIe siècle
Construction de la nef romane
XIVe siècle
Ajout de la tour-porche
1569
Incendie par les protestants
début XVIe siècle
Réaménagement du chœur
2 mars 1912
Classement crypte et porte ouest
mars 1926
Inscription du reste de l'église
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Crypte et porte Ouest : classement par arrêté du 2 mars 1912 ; Eglise, à l'exception des parties classées (cad. AC 83) : inscription par arrêté du 2 mars 1926

Personnages clés

Saint Martin de Tours - Saint patron et reliques Reliques abritées dans la crypte.
Philippe Auguste - Roi de France Commanditaire des remparts de Léré.
Chapitre de Tours - Institution religieuse Apporta les reliquaires précieux temporairement.

Origine et histoire de la Collégiale Saint-Martin

La collégiale Saint-Martin de Léré trouve ses origines au XIIe siècle, succédant à un oratoire du XIe siècle doté d’une crypte. Cet oratoire, dépendant de Saint-Martin de Tours, servit de refuge aux reliques de Saint Martin lors des invasions normandes. Sa renommée grandit grâce à la préservation temporaire des reliquaires précieux apportés par le Chapitre de Tours. Au fil des siècles, un chapitre autonome de 12 prêtres s’y établit, développant un enseignement réputé jusqu’à la Révolution, ce qui explique l’importance disproportionnée de l’édifice par rapport à la taille modeste de Léré, alors simple port fluvial protégé par des remparts construits sous Philippe Auguste.

L’architecture de la collégiale mêle des éléments roman et gothique. La nef, d’origine romane (XIIe siècle), est dépourvue de transept et précédée d’une tour-porche du XIVe siècle, agrémentée plus tard d’une porte gothique. La façade ouest conserve une porte romane contemporaine du chœur et du chevet. En 1569, l’église fut incendiée par les protestants, restant à ciel ouvert pendant deux siècles faute de moyens pour sa restauration. La crypte, composée de trois nefs voûtées en arêtes, et la porte ouest furent classées monuments historiques en 1912, tandis que le reste de l’édifice fut inscrit en 1926.

La collégiale illustre les transformations architecturales et religieuses survenues entre le Moyen Âge et l’époque moderne. Initialement simple oratoire, elle devint un lieu d’enseignement et de préservation de reliques, reflétant l’influence de Saint-Martin de Tours dans la région. Les modifications successives, comme l’ajout de baies au XVIe siècle ou la reconstruction partielle de la tour, témoignent des adaptations liées aux besoins liturgiques et aux aléas historiques, notamment les conflits religieux du XVIe siècle.

Liens externes

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