Résidence épiscopale IXe siècle (≈ 950)
Hattonchâtel devient résidence des évêques de Verdun.
1328
Fondation de la collégiale
Fondation de la collégiale 1328 (≈ 1328)
Création par Henri d'Apremont avec dix chanoines.
1523
Réalisation du retable
Réalisation du retable 1523 (≈ 1523)
Œuvre attribuée à Ligier Richier.
Fin XVe - début XVIe siècle
Construction de l'édifice actuel
Construction de l'édifice actuel Fin XVe - début XVIe siècle (≈ 1625)
Église gothique avec chœur et tour fortifiée.
1707
Transfert de la collégiale
Transfert de la collégiale 1707 (≈ 1707)
Déplacement à Saint-Léopol de Saint-Mihiel.
1908
Classement monument historique
Classement monument historique 1908 (≈ 1908)
Protection de l'église et du cloître.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Henri d'Apremont - Fondateur de la collégiale
Crée l'institution religieuse en 1328.
Ligier Richier - Sculpteur lorrain
Auteur présumé du retable (1523).
Origine et histoire de la Collégiale Saint-Maur
La collégiale Saint-Maur d'Hattonchâtel, située dans le département de la Meuse, est une ancienne église paroissiale de style gothique, construite entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle. Elle se distingue par son cloître partiellement conservé et une tour de fortification adjacente, intégrée aux remparts de la cité. L’édifice abrite un retable polychrome exceptionnel, attribué à Ligier Richier ou à son atelier, représentant des scènes de la Passion du Christ. Ce retable, daté de 1523, est considéré comme l’une des œuvres majeures de la Renaissance en Lorraine, tant par ses dimensions (2,60 m x 1,60 m) que par sa qualité artistique.
Fondée en 1328 par Henri d'Apremont, la collégiale était initialement une institution religieuse comptant dix chanoines et un archidiacre, dirigée par un doyen. Résidence épiscopale dès le IXe siècle, Hattonchâtel perdit son statut de collégiale en 1707, lorsque ses revenus, jugés insuffisants, entraîneront son transfert à Saint-Léopol de Saint-Mihiel. Le chœur de l’église, en saillie sur les fortifications, témoigne de son intégration dans le système défensif médiéval, avec un accès direct depuis le bas-côté droit.
Le cloître, autrefois composé de trois galeries, n’en conserve aujourd’hui que deux, dont l’une s’appuie sur les remparts du village. Pendant la Première Guerre mondiale, le retable fut déplacé par les Allemands à Metz, sous prétexte de conservation, avant d’être restitué. Classée monument historique en 1908 avec son cloître, la collégiale illustre à la fois l’architecture religieuse gothique et l’art lorrain de la Renaissance, marqué par l’influence de Ligier Richier.