Frise chronologique
882
Première mention
Première mention
882 (≈ 882)
Église construite par l’évêque Wala.
1047-1072
Fondation du chapitre
Fondation du chapitre
1047-1072 (≈ 1060)
Adalbéron III installe les chanoines.
1565
Destruction partielle
Destruction partielle
1565 (≈ 1565)
Démolition militaire pour la citadelle.
1790-1800
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1790-1800 (≈ 1795)
Désacralisation et dispersion des éléments.
9 décembre 1929
Classement MH
Classement MH
9 décembre 1929 (≈ 1929)
Inscription des vestiges du cloître.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cloître (restes) et salle capitulaire (restes) : inscription par arrêté du 9 décembre 1929
Personnages clés
| Wala - Évêque de Metz |
Fonda l’église originale en 882. |
| Adalbéron III - Évêque de Metz (1047-1072) |
Créa le chapitre et agrandit l’église. |
| Étienne de Bar - Évêque de Metz |
Donna des églises pour financer Saint-Sauveur. |
| François de Beaucaire - Évêque de Metz (XVIe) |
Réduit le nombre de chanoines en 1565. |
| Pie II - Pape (1458-1464) |
Armes présentes sur la salle capitulaire. |
Origine et histoire
La collégiale Saint-Sauveur de Metz, mentionnée dès 882, fut initialement construite par l’évêque Wala comme une église ou chapelle en bordure du forum. Elle devint une collégiale sous l’épiscopat d’Adalbéron III (1047-1072), qui y installa un chapitre de chanoines et entreprit des travaux d’agrandissement. Les chartes des XIe et XIIe siècles confirment son rôle religieux et ses liens avec les églises Saint-Jacques et Sainte-Marie, ainsi que l’inhumation d’Adalbéron III sur place. Les biens du chapitre, insuffisants pour son entretien, furent complétés par des dons, mais leur gestion resta difficile, conduisant à une réduction du nombre de chanoines en 1154 et 1565.
En 1565, la collégiale fut partiellement détruite sur ordre militaire pour des raisons stratégiques liées à la citadelle de Metz. Seule une chapelle du cloître, transformée en église, subsista jusqu’au XVIIIe siècle. Malgré des tentatives d’agrandissement de la place Saint-Jacques en 1738 et 1750, le chapitre résista à la démolition totale. La Révolution française accéléra sa disparition : l’église fut vendue comme bien national en 1800, et ses vestiges, dont la salle capitulaire du XVe siècle (marquée par les armes du pape Pie II), furent progressivement démolis ou réutilisés, jusqu’à leur destruction définitive pendant la Seconde Guerre mondiale.
Les seuls éléments subsistants, inscrits aux monuments historiques en 1929, sont des restes du cloître et de la salle capitulaire. Ces vestiges, situés au 6 rue du Petit-Paris, témoignent de l’architecture gothique tardive de la collégiale. Leur histoire reflète les tensions entre pouvoir religieux, militaire et urbain, ainsi que les bouleversements révolutionnaires et modernes ayant marqué Metz. Les sources archéologiques et historiques, comme les bulletins de la Société d’archéologie de la Moselle, documentent leur évolution depuis le Moyen Âge jusqu’à leur disparition quasi totale.