Érection en collégiale 1442 (≈ 1442)
Bulle papale d'Eugène IV instituant le chapitre.
fin XIVe siècle
Origines des soubassements
Origines des soubassements fin XIVe siècle (≈ 1495)
Premières fondations présumées de l'édifice.
1518
Fondation d'une chapelle
Fondation d'une chapelle 1518 (≈ 1518)
Testament d'Antoine de Baderon pour Notre-Dame-de-Pitié.
fin XVe siècle
Agrandissements majeurs
Agrandissements majeurs fin XVe siècle (≈ 1595)
Ajout de chapelles et du porche.
1646
Relief daté intégré
Relief daté intégré 1646 (≈ 1646)
Personnage avec écu ajouté à la maçonnerie.
1930
Classement monument historique
Classement monument historique 1930 (≈ 1930)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 24 septembre 1930
Personnages clés
Eugène IV - Pape
Érige l'église en collégiale en 1442.
Antoine de Baderon - Seigneur de Saint-Sernin
Fonde une chapelle en 1518.
Origine et histoire de la Collégiale Saint-Sernin
La collégiale Saint-Sernin de Saint-Sernin-sur-Rance, située dans le département de l'Aveyron en Occitanie, est un édifice religieux médiéval dont les soubassements pourraient dater de la fin du XIVe siècle. Mesurant 33 mètres de longueur, elle se distingue par ses huit chapelles, dont une dédiée à la Vierge, et des clés de voûte représentant le Christ bénissant les quatre Évangélistes. Certaines parties, comme deux chapelles et le porche, remontent à la fin du XVe siècle, tandis qu'une chapelle témoigne de la Renaissance.
L'église fut érigée en collégiale en 1442 par le pape Eugène IV, avec un chapitre composé de 12 chanoines, 6 prébendés et 2 clercs. Cette institution visait à renforcer la piété dans le castrum de Saint-Sernin, une localité déjà pourvue de 24 prêtres financés par des fondations locales. L'édifice, marqué par des adjonctions successives, présente des innovations architecturales comme des contreforts triangulaires ou une voûte à double clef dans la chapelle A.
Classée monument historique en 1930, la collégiale a subi des dégradations pendant la Révolution, notamment la suppression de ses écussons. Un testament d'Antoine de Baderon en 1518 mentionne la fondation d'une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-Pitié, illustrant l'implication des seigneurs locaux. À l'extérieur, une fenêtre d'une chapelle porte un relief daté de 1646, intégré ultérieurement à la maçonnerie.
Les traces de peinture au-dessus de la porte d'entrée, signalées en 1926, et les modifications architecturales reflètent une histoire complexe, mêlant piété médiévale, adaptations renaissantes et vicissitudes révolutionnaires. Aujourd'hui propriété de la commune, la collégiale reste un témoignage majeur du patrimoine religieux et architectural du Rouergue.