Première mention écrite avant 1015-1025 (≈ 1020)
Reconstruction en pierre et mortier.
1138
Incendie dévastateur
Incendie dévastateur 1138 (≈ 1138)
Reconstruction en grison ensuite.
milieu du XIe siècle
Cession à l'abbaye de Lyre
Cession à l'abbaye de Lyre milieu du XIe siècle (≈ 1150)
Don par Guillaume de Crépon.
1932
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1932 (≈ 1932)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Breteuil : inscription par arrêté du 3 juin 1932
Personnages clés
Guillaume de Crépon - Seigneur local
Cède l'église à l'abbaye de Lyre.
Origine et histoire de la Collégiale Saint-Sulpice
La collégiale Saint-Sulpice de Breteuil, située dans l’Eure en Normandie, est un édifice religieux dont les origines remontent à une première mention avant 1015-1025. À cette époque, l’église, initialement construite en bois, est reconstruite en pierre et mortier. Ce monument est marqué par son rattachement à l’histoire locale et religieuse : au milieu du XIe siècle, Guillaume de Crépon la cède à l’abbaye de Lyre, scellant ainsi son destin monastique. L’ossature romane de la nef, le transept et la tour-lanterne, éléments encore visibles aujourd’hui, témoignent de cette période charnière.
En 1138, un incendie ravage l’édifice, entraînant une reconstruction en pierre de grison, matériau typique de la région. Ce sinistre marque un tournant dans son architecture, bien que les traces romanes subsistent. Les travaux des XIIe et XVIe siècles, périodes clés de sa construction, lui confèrent un mélange de styles roman et gothique. L’église, devenue collégiale, est finalement inscrite à l’inventaire des monuments historiques en 1932, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.
Au-delà de son architecture, la collégiale illustre l’importance des édifices religieux dans l’organisation médiévale normande. Lieux de pouvoir spirituel et social, ces églises structuraient la vie communautaire autour des pratiques cultuelles, des marchés et des rassemblements. Breteuil, comme beaucoup de bourgs de la région, s’articulait autour de son église, cœur des activités religieuses et civiles, reflétant ainsi l’influence durable du christianisme dans le paysage rural normand.