Collégiale Sainte-Marie-Madeleine de Champeaux en Ille-et-Vilaine

Patrimoine classé Patrimoine religieux Collégiale Eglise gothique

Collégiale Sainte-Marie-Madeleine de Champeaux

  • Place de la Collégiale
  • 35500 Champeaux
Collégiale Sainte-Marie-Madeleine de Champeaux
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Crédit photo : péeuh - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1430
Construction initiale
1437
Confirmation papale
XVe siècle
Construction de la nef
1594
Chapelle d'Epinay
XVIe siècle
Reconstruction du chœur
1720
Construction du clocher
1910
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Collégiale (cad. A 40) : classement par arrêté du 12 décembre 1910

Personnages clés

Robert Ier d'Espinay Fondateur de la chapelle initiale et initiateur de la collégiale.
Guy III d'Epinay Membre de la famille d'Epinay, dont le tombeau se trouve dans le chœur.
Louise de Goulaine Épouse de Guy III d'Epinay, dont le tombeau se trouve dans le chœur.
Claude d'Epinay Fille de Guy III d'Epinay et Louise de Goulaine, dont le tombeau se trouve dans la chapelle Sainte-Barbe.
Jean de L'Espine Architecte angevin attribué pour les tombeaux de la famille d'Epinay.
Gilles de la Croix-Vallée Artiste attribué à la maîtrise-vitre du chevet.
Julien Ricand Constructeur de la chapelle d'Epinay en 1594.

Origine et histoire de la Collégiale Sainte-Marie-Madeleine

La collégiale Sainte-Marie-Madeleine de Champeaux, ancienne collégiale gothique d'Ille-et-Vilaine, remonte aux XVe et XVIe siècles et sert aujourd'hui d'église paroissiale. La chapelle initiale fut édifiée en 1430 par Robert Ier d'Espinay ; elle fut élevée au rang de collégiale dans les années 1430 et sa création reçut une confirmation papale en 1437, donnant lieu à un chapitre chargé du service canonial. L'initiative de construction revient à la famille d'Epinay, qui fit de l'édifice son lieu de sépulture et y fit édifier un enclos paroissial avec des logis de chanoines autour d'une place. Les volumes actuels, aux élévations inégales, résultent de campagnes de construction successives principalement aux XVe et XVIe siècles : la nef, les chapelles formant le transept et les chapelles au nord du chœur datent essentiellement de la seconde moitié du XVe siècle, tandis que le chœur a fait l'objet d'importantes reconstructions au cours du XVIe siècle (la chronologie avancée varie selon les sources, évoquant notamment 1540 ou une période de 1522 à 1550). Le côté sud du chœur est accosté de la chapelle d'Epinay élevée en 1594 par Julien Ricand, ainsi que d'une crypte, et d'une salle capitulaire achevée en 1604 ; le clocher, sobre et massif, a été élevé en 1720.
L'intérieur conserve un mobilier Renaissance remarquable lié à la vocation funéraire des fondateurs : une double rangée de stalles sculptées autour de 1530–1535, un ensemble de verrières et deux tombeaux majeurs commandés par la maison d'Epinay. Le tombeau de Guy III d'Epinay et de Louise de Goulaine, œuvre attribuée à l'architecte angevin Jean de L'Espine (réalisée vers 1552–1553), occupe le chœur près du maître-autel ; celui de leur fille Claude, plus petit et attribué au même atelier, a été exécuté vers 1555–1560 et se trouve dans la chapelle Sainte-Barbe. La maîtresse-vitre, attribuée à Gilles de la Croix-Vallée et datée des premières décennies du XVIe siècle, habille le chevet et présente en plusieurs registres des scènes comportant notamment les donateurs et la Crucifixion ; la verrière de la Pentecôte, datée de 1529, et d'autres vitreries du XVIe siècle témoignent également d'une haute maîtrise du vitrail.
Parmi les autres éléments remarquables figurent des bas-reliefs polychromes de la Passion, un maître-autel réalisé en 1748 par les menuisiers Gambier et Le Roy, ainsi que des reliefs et décors de la première Renaissance qui ornent stalles et parties sculptées ; les stalles ont connu des modifications, en particulier lors des réaménagements liturgiques du XVIIIe siècle qui ont conduit à la suppression du jubé. Des vestiges du cloître canonial et des maisons de chanoines subsistent autour de l'ancienne place, tandis qu'un puits de 1601 réemploie une dalle funéraire du XVIe siècle pour sa margelle. La collégiale est classée au titre des monuments historiques depuis le 12 décembre 1910 et fait l'objet d'une restauration engagée depuis 2015.

Liens externes