Construction initiale XVIIe siècle (≈ 1750)
Période estimée de la ferme seigneuriale.
1978
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 1978 (≈ 1978)
Protection officielle du colombier par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Colombier (cad. C 101) : inscription par arrêté du 28 décembre 1978
Personnages clés
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Origine et histoire du Colombier d'Haravilliers
Le colombier d'Haravilliers, situé rue du Colombier à l’est de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, est un vestige d’une ancienne ferme seigneuriale datant du XVIIe siècle. De forme cylindrique, ses murs en moellons sont renforcés par des chaînages verticaux en pierre de taille, et un larmier sépare ses deux niveaux. Le toit conique, dit en poivrière, est surmonté d’un pigeon en métal, symbole traditionnel de ce type d’édifice. À l’intérieur, bien que le plafond intermédiaire et les boulins (niches pour pigeons) aient disparu, la structure centrale rappelle son usage agricole d’origine.
Haravilliers, commune rurale du Vexin français, était sous l’Ancien Régime un territoire divisé en hameaux dispersés, posant des défis administratifs et fiscaux. Le colombier, inscrit aux Monuments Historiques en 1978, illustre le patrimoine agricole local, lié à l’exploitation seigneuriale. Son état actuel reflète les transformations subies au fil des siècles, tout en conservant des éléments caractéristiques des colombiers d’Île-de-France, comme l’ouverture rectangulaire et la toiture emblématique.
La région, marquée par un habitat dispersé et une topographie accidentée (notamment les buttes de Rosne, point culminant de l’Île-de-France), abritait des édifices utilitaires comme ce colombier, essentiels à l’économie rurale. Ces constructions servaient à la fois de réserve alimentaire (via les pigeons) et de marqueur social, réservées aux seigneurs ou aux fermes importantes. Le colombier d’Haravilliers, aujourd’hui propriété privée, témoigne de cette histoire agraire et architecturale, dans un village où subsistent aussi une église médiévale et une chapelle du XIIIe siècle.