Frise chronologique
1381
Première mention du domaine
Première mention du domaine
1381 (≈ 1381)
Présence attestée d'une maison seigneuriale et construction probable.
2e moitié XIVe siècle
Construction du colombier
Construction du colombier
2e moitié XIVe siècle (≈ 1450)
Période estimée de l'édification du colombier actuel.
1551
Ajout d'un puits
Ajout d'un puits
1551 (≈ 1551)
Amenagement hydraulique dans la cour.
1672
Acquisition par l'Hôtel-Dieu
Acquisition par l'Hôtel-Dieu
1672 (≈ 1672)
Devenu propriété hospitalière sous le nom de *petite ferme*.
début XIXe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle
début XIXe siècle (≈ 1904)
Disparition de la grange et de la charronnerie.
avant 1914
Incendie dévastateur
Incendie dévastateur
avant 1914 (≈ 1914)
Logements et écuries détruits par le feu.
1972
Déplacement et classement
Déplacement et classement
1972 (≈ 1972)
Colombier déplacé et inscrit aux Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Colombier (ancien) (cad. AX 102) : inscription par arrêté du 6 avril 1972
Personnages clés
| Viollet-le-Duc - Architecte et théoricien |
A utilisé ce colombier comme modèle. |
Origine et histoire
Le colombier de Créteil est mentionné pour la première fois en 1381, époque à laquelle il faisait partie d’une grande maison seigneuriale. Sa construction est probablement contemporaine de cette date, dans la seconde moitié du XIVe siècle. Le site, organisé autour d’une cour rectangulaire, comprenait alors un logement seigneurial, des dépendances agricoles (étable, bergerie, grange), et un logement pour le fermier. Le colombier, situé au nord-ouest de l’ensemble, était un symbole de prestige lié au droit seigneurial de posséder des pigeons, réservés à la noblesse sous l’Ancien Régime.
En 1551, un puits est ajouté dans la cour, marquant une première modification notable. Au XVIIe siècle (1672), la propriété passe à l’Hôtel-Dieu de Paris et prend le nom de petite ferme. Les bâtiments d’habitation sont reconstruits au début du XIXe siècle, mais plusieurs destructions interviennent par la suite : la grange et la charronnerie disparaissent au début de ce même siècle, tandis qu’un incendie avant 1914 ravage les écuries et logements. Seul le colombier subsiste, déplacé de 50 mètres en 1972 pour des raisons urbaines. Ce dernier a servi de modèle à Viollet-le-Duc pour son Dictionnaire raisonné de l’architecture française, soulignant son importance patrimoniale.
Classé Monument Historique par arrêté du 6 avril 1972, le colombier est aujourd’hui la dernière trace visible de ce domaine seigneurial. Les autres éléments (manoir, laiterie, foulerie) ont disparu, mais les archives décrivent une organisation spatiale typique des fermes médiévales franciliennes, avec une séparation nette entre les espaces de vie, de production et de stockage. La propriété, désormais privée, illustre l’évolution des usages agricoles et seigneuriaux en Île-de-France, du Moyen Âge à l’époque moderne.