Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Colombier de la Ribière à Flavignac en Haute-Vienne

Patrimoine classé Patrimoine rural Colombier

Colombier de la Ribière

  • Le Bourg
  • 87230 Flavignac
Crédit photo : Dominique Robert Repérant - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
87230 Flavignac, Le Bourg

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
limite XVe-XVIe siècles
Construction du colombier
deuxième moitié du XVIIIe siècle
Destruction du château
18 mars 2004
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La totalité du colombier (cad. ZP 28) : inscription par arrêté du 18 mars 2004

Personnages clés

Famille Saint-Fiel - Propriétaires initiaux (XVe-XVIe) Détenteurs du domaine et du colombier.
Villoutreys de Faye - Propriétaires au XVIIIe siècle Derniers seigneurs avant destruction du manoir.
Olivier de Serres - Agronome (XVIe siècle) Auteur de critères suivis par ce colombier.

Origine et histoire du Colombier de la Ribière

Le colombier de la Ribière est un édifice en forme de tour cylindrique, construit en granit et couvert de lauzes sans charpente, une particularité rare dans la région. Sa toiture repose directement sur une voûte en briques, et un lanternon protège la fuie au sommet. À l’intérieur, 166 boulins en pierre locale sont disposés sur six rangs superposés. Ce type de construction, dit pigeonnier-gariotte, suit les critères économiques et fonctionnels décrits au XVIe siècle par Olivier de Serres.

Situé au sud du manoir de la Ribière à Flavignac (Haute-Vienne), ce colombier datait probablement des XVe et XVIe siècles. Il était initialement rattaché à un petit domaine noble appartenant aux familles Saint-Fiel (XVe-XVIe siècles), puis aux Villoutreys de Faye au XVIIIe siècle. Le château associé fut détruit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, mais le colombier, inscrit aux monuments historiques en 2004, a survécu en bon état malgré sa construction simple.

Le monument illustre le rôle des colombiers dans l’économie seigneuriale : symbole de prestige et source de revenus (fumier, viande). Sa couverture en lauze et son absence de charpente en font un exemple architectural remarquable. Le site, protégé depuis 2004, témoigne aussi des techniques de construction rurales du Limousin, adaptées aux ressources locales comme le granit et les lauzes.

Classé sous le nom de colombier-gariotte en raison de son faîtage miniature, il se distingue des autres pigeonniers de la région. Les boulins, nichoirs en pierre, confirment son usage originel pour l’élevage des pigeons, réservé aux seigneurs sous l’Ancien Régime. Aujourd’hui, il reste un vestige tangible de ce patrimoine agricole et noble, ouvert à l’étude mais sans usage touristique mentionné.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours