Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Colonie de vacances de la ville de Saint-Ouen à Jullouville dans la Manche

Manche

Colonie de vacances de la ville de Saint-Ouen

    35 Avenue de Kairon
    50610 Jullouville
Colonie de vacances de la ville de Saint-Ouen
Colonie de vacances de la ville de Saint-Ouen
Colonie de vacances de la ville de Saint-Ouen
Crédit photo : Xfigpower - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1907
Acquisition du château
1933
Vente à Saint-Ouen
1934
Ouverture de la colonie
9 décembre 2012
Protection de la Sapinière
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures du bâtiment de l'ancienne infirmerie dit " la Sapinière " (cad. AM 195) : inscription par arrêté du 9 décembre 2012

Personnages clés

Père de Christian Dior - Ancien propriétaire Acquiert le château en 1907
Mancel - Architecte Maître d’œuvre de la colonie

Origine et histoire

La colonie de vacances de la ville de Saint-Ouen, située à Jullouville en Normandie, trouve son origine dans l’acquisition en 1907 d’un château par le père de Christian Dior. Ce domaine, revendu à la municipalité de Saint-Ouen en 1933, est transformé en une « colonie scolaire » inspirée des principes de l’architecture industrielle. L’ensemble, opérationnel dès 1934, se compose alors du château d’origine, d’un bâtiment principal dédié à la colonie, et d’une infirmerie nommée « la Sapinière ».

Les constructions, caractérisées par l’emploi de béton armé, de granit et de brique bicolore, adoptent des toits en terrasse, typiques des innovations architecturales de l’époque. Une pergola en béton armé, intégrée au paysage, souligne la façade de la colonie. Ce projet reflète une volonté d’allier fonctionnalité éducative et modernité constructive, dans un contexte où les colonies de vacances deviennent un outil social majeur pour les municipalités.

Parmi les éléments remarquables, « la Sapinière », ancienne infirmerie, fait l’objet d’une protection patrimoniale par arrêté du 9 décembre 2012, pour ses façades et toitures. L’architecte Mancel, maître d’œuvre du projet, imprime à l’ensemble une identité visuelle marquée, tout en s’inscrivant dans le mouvement hygiéniste et progressiste des années 1930. Aujourd’hui, le site reste propriété de la commune de Saint-Ouen, témoignant de cette période charnière de l’histoire sociale et architecturale française.

Liens externes