Passage de la duchesse d'Angoulême 1815 (18 août) (≈ 1815)
Visite reportée après les Cent-Jours.
1816
Érection de la colonne
Érection de la colonne 1816 (≈ 1816)
Célébration du passage royaliste.
29 novembre 1948
Classement monument historique
Classement monument historique 29 novembre 1948 (≈ 1948)
Protection officielle du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Colonne de la duchesse d'Angoulême : inscription par arrêté du 29 novembre 1948
Personnages clés
Marie-Thérèse de France - Duchesse d’Angoulême
Fille de Louis XVI, honorée par la colonne.
Duc d’Angoulême - Époux de Marie-Thérèse
Fils du comte d’Artois, futur Charles X.
Louis XVI - Roi de France
Père de Marie-Thérèse.
Origine et histoire de la Colonne de la duchesse
La colonne de la duchesse d'Angoulême, située à Angoulême, est un monument érigé en 1816, lors de la Seconde Restauration. Elle célèbre le passage de Marie-Thérèse, duchesse d'Angoulême et fille aînée de Louis XVI, dans la ville le 18 août 1815. Ce passage, initialement prévu en mars 1815, avait été retardé par le retour de Napoléon pendant les Cent-Jours. La colonne marque ainsi un moment clé de l’histoire royaliste française, dans un contexte politique troublé.
L’édifice se trouve sur l’avenue Wilson, anciennement appelée chemin de la Rotonde ou chemin de la Folie, renommée Chemin de Madame en l’honneur de la duchesse. Ce chemin avait été ouvert en 1808, et son nom actuel date du début du XXe siècle. La colonne, située à mi-pente entre le rempart de Beaulieu et le Jardin vert, symbolise aussi l’urbanisation et les transformations de la ville sous la Restauration.
Le monument est lié à la famille royale : Marie-Thérèse, épouse du duc d’Angoulême (futur Charles X), incarne la continuité de la monarchie après la Révolution. Angoulême, ville stratégique, avait accueilli Napoléon en 1809, puis le duc d’Angoulême en 1814, avant ce passage de la duchesse. La colonne, classée monument historique en 1948, témoigne de ces bouleversements politiques et de la mémoire royaliste locale.
Son inscription au titre des monuments historiques, le 29 novembre 1948, souligne son importance patrimoniale. Elle rappelle une époque où les monuments servaient à afficher des loyautés politiques, dans une France divisée entre royalistes et bonapartistes. Aujourd’hui, elle reste un symbole de l’histoire mouvementée d’Angoulême et de la Charente.