Construction et inauguration juillet 1791 (≈ 1791)
Érection par Noiron et Emeri, bouteille scellée.
14 juillet 1791
Inauguration officielle
Inauguration officielle 14 juillet 1791 (≈ 1791)
Célébration de la Fête de la Fédération.
vers 1830
Modification du sommet
Modification du sommet vers 1830 (≈ 1830)
Remplacement du bonnet phrygien par un drapeau.
2 août 2021
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 2 août 2021 (≈ 2021)
Première protection officielle.
12 décembre 2023
Classement définitif
Classement définitif 12 décembre 2023 (≈ 2023)
Protection intégrale du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La colonne de la Liberté, en totalité, située place Blair, sur le domaine public non cadastré, tel que figuré sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 12 décembre 2023
Personnages clés
Noiron - Ingénieur
Dirigea la construction en 1791.
Emeri - Entrepreneur
Collabora à l’édification du monument.
Origine et histoire
La colonne de la Liberté est un monument emblématique de la ville de Saintes, érigé au cœur de la place Blair à proximité de l’hôtel Monconseil, siège du Directoire pendant la Révolution française. Inaugurée le 14 juillet 1791 pour célébrer le premier anniversaire de la Fête de la Fédération, elle incarne les valeurs républicaines de l’époque. Sa construction, dirigée par l’ingénieur Noiron et l’entrepreneur Emeri, utilise des blocs calcaires issus de vestiges gallo-romains locaux, mêlant ainsi héritage antique et symbolisme révolutionnaire.
La colonne se compose d’un soubassement carré mouluré, d’un fut lisse à chapiteau dorique, et d’un faisceau de licteur surmonté à l’origine d’un bonnet phrygien, remplacé vers 1830 par un drapeau-girouette métallique. Lors de son édification en juillet 1791, une bouteille contenant la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ainsi qu’une dédicace à la Liberté furent scellées dans ses fondations, marquant son ancrage dans l’histoire révolutionnaire.
Classée au titre des Monuments historiques depuis décembre 2023 (après une première inscription en 2021), la colonne a survécu à des aménagements urbains comme la transformation de la place en parking dans les années 1970. Bien que préservée comme élément paysager, elle est progressivement tombée dans l’oubli, malgré son rôle initial de symbole public des idéaux de 1789. Son emplacement, face à l’ancien siège du Directoire, rappelle le contexte politique mouvementé de Saintes à la fin du XVIIIe siècle.
Les matériaux, issus de réemplois gallo-romains, soulignent une continuité historique entre l’Antiquité et la Révolution, tandis que son iconographie (faisceau de licteur, bonnet phrygien) renvoie directement aux emblèmes de la République naissante. La colonne illustre ainsi la volonté de légitimer la nouvelle ère politique par des références à la fois locales et universelles.