Frise chronologique
Antiquité (Ier-IVe siècle)
Construction présumée
Construction présumée
Antiquité (Ier-IVe siècle) (≈ 212)
Période d'édification du tambour de colonne
27 juillet 1938
Classement MH
Classement MH
27 juillet 1938 (≈ 1938)
Protection au titre des monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fragment de colonne gallo-romaine : classement par arrêté du 27 juillet 1938
Personnages clés
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Origine et histoire
Le fragment de colonne gallo-romaine de Saint-Martial-le-Mont est un tambour en granit de 85 cm de haut, posé à même le sol sur la place de l'Église. Son décor de feuilles imbriquées et son style rappellent les vestiges similaires du Mont-Dore et de Lavaveix-les-Mines, suggérant une origine commune liée à un temple ou une villa gallo-romaine. Son emplacement actuel et sa provenance exacte restent inconnus, mais son analogie avec d'autres fragments régionaux indique une fonction monumentale ou religieuse dans l'Antiquité.
Classé monument historique par arrêté du 27 juillet 1938, ce vestige témoigne de l'occupation gallo-romaine en Limousin. La région, traversée par la Creuse, était alors un carrefour d'échanges et d'implantation de villas rurales. Ces colonnes, souvent réutilisées ou déplacées, marquaient l'importance des lieux de culte ou des domaines agricoles romains. Leur présence illustre l'intégration des élites locales aux modèles architecturaux romains, tout en soulignant le manque de sources sur leur contexte précis.
La commune de Saint-Martial-le-Mont, située dans un bassin houiller exploité jusqu'au XXe siècle, conserve également d'autres traces gallo-romaines, comme la « pierre des mesures » à Chantaud. Ces vestiges, bien que fragmentaires, offrent un aperçu de la romanisation en milieu rural, où temples et villas coexistaient avec des activités artisanales et agricoles. Leur étude reste limitée par l'absence de fouilles exhaustives, mais leur classement protège ces témoignages d'un passé antique souvent méconnu.