Frise chronologique
1574
Construction de la colonne
Construction de la colonne
1574 (≈ 1574)
Commandée par Catherine de Médicis, édifiée par Jean Bullant.
1748
Sauvetage par Bachaumont
Sauvetage par Bachaumont
1748 (≈ 1748)
Achat par Louis Petit de Bachaumont pour éviter destruction.
1764
Ajout d'un cadran solaire
Ajout d'un cadran solaire
1764 (≈ 1764)
Installé par Alexandre Guy Pingré à 16 mètres.
1812
Installation d'une fontaine
Installation d'une fontaine
1812 (≈ 1812)
Seuls subsistent plaque et blason de Paris.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique
1862 (≈ 1862)
Protection officielle du patrimoine français.
2021
Installation lumineuse de Parreno
Installation lumineuse de Parreno
2021 (≈ 2021)
Œuvre inspirée du *Mont Analogue* de Daumal.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Catherine de Médicis - Reine de France et commanditaire |
Ordonna la construction en 1574. |
| Jean Bullant - Architecte attribué |
Conçut la colonne dorique creuse. |
| Louis Petit de Bachaumont - Écrivain et sauveur |
Acheta la colonne en 1748. |
| Alexandre Guy Pingré - Astronome |
Installa le cadran solaire en 1764. |
| Philippe Parreno - Artiste contemporain |
Créa l'installation lumineuse en 2021. |
Origine et histoire
La colonne Médicis, dite autrefois colonne de l'Horoscope, est une colonne dorique creuse de 31 mètres de haut, construite en 1574 dans la cour de l'hôtel de la Reine à Paris. Attribuée à l'architecte Jean Bullant, elle fut commandée par Catherine de Médicis et contient un escalier à vis de 147 marches menant à une plateforme. Son monogramme (H et C entrelacés) et des symboles comme les fleurs de lys ou les miroirs cassés ornent ses 18 cannelures, évoquant son lien avec Henri II et son goût pour l'astrologie.
Bien que sa fonction exacte reste incertaine, la colonne aurait pu servir d'observatoire astronomique pour Côme Ruggieri, bien que la proximité de l'église Saint-Eustache limite la visibilité. Elle symbolisait aussi la puissance de la Reine-mère et aurait eu une vocation commémorative. Au XVIIIe siècle, l'hôtel de Soissons (ancien hôtel de la Reine) et la colonne furent vendus séparément. Cette dernière, sauvée par Louis Petit de Bachaumont en 1748, fut offerte à la ville de Paris avant d'être dotée d'un cadran solaire en 1764.
La colonne, classée monument historique en 1862, survécut aux transformations du quartier, dont la construction de la Halle aux blés (1760) puis de la Bourse de commerce (1889). En 2021, son sommet accueille une installation lumineuse de Philippe Parreno, inspirée du roman Le Mont Analogue de René Daumal. Une fontaine, ajoutée en 1812, et une plaque commémorative latine rappellent son histoire mouvementée.
Aujourd’hui accolée à la Bourse de commerce dans les jardins des Halles, la colonne Médicis reste un témoignage rare de l’architecture Renaissance à Paris. Son escalier intérieur et sa plateforme, bien que partiellement modifiés, conservent des traces des symboles originels liés à Catherine de Médicis. La structure métallique sommitale et les vestiges de la fontaine du XIXe siècle illustrent ses adaptations successives.