Frise chronologique
vers 1765
Construction initiale
Construction initiale
vers 1765 (≈ 1765)
Première salle rectangulaire à galeries.
années 1770
Ajout du portail
Ajout du portail
années 1770 (≈ 1770)
Portail *Fantaisies toulonnaises* et vestibule.
1810
Projet de remplacement
Projet de remplacement
1810 (≈ 1810)
Nouveau théâtre envisagé, réalisé en 1862.
1939-1945
Destruction partielle
Destruction partielle
1939-1945 (≈ 1942)
Salle bombardée pendant la guerre.
11 février 1998
Classement du portail
Classement du portail
11 février 1998 (≈ 1998)
Inscrit aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le portail (cad. CO 307) : inscription par arrêté du 11 février 1998
Personnages clés
| Talma - Comédien |
A fréquenté le théâtre. |
| Rachel - Comédienne |
A joué dans ce théâtre. |
| Offenbach - Compositeur |
Y a présenté ses œuvres. |
Origine et histoire
La Comédie de Toulon, édifiée dans les années 1765, était le premier théâtre de la ville, composé d’une salle rectangulaire à quatre niveaux de galeries. Quelques années plus tard, un vestibule et un portail sculpté, connu sous le nom de Fantaisies toulonnaises, furent ajoutés sur la rue de la Comédie (actuelle rue Denfert-Rochereau). Ce théâtre, bien que jugé incommode, accueillit des personnalités illustres comme les comédiens Talma et Rachel, ou le compositeur Offenbach.
Dès 1810, un projet de construction plus vaste fut envisagé pour remplacer l’édifice. L’arasement des remparts de Toulon vers 1850 permit la réalisation du Grand Théâtre, inauguré en 1862. La vieille Comédie, désaffectée, fut bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, seuls subsistent deux portails et un escalier menant aux anciens appartements de la direction. Le portail principal, inscrit aux monuments historiques en 1998, arbore un décor original mêlant attributs de la Musique et de la Comédie.
Le portail, unique vestige remarquable, présente un cartouche gravé Fantaisies toulonnaises, un médaillon orné de symboles (coquille, tête d’enfant, cornes d’abondance), et des sculptures allégoriques. Ces éléments en font un témoignage rare de l’architecture théâtrale toulonnaise du XVIIIe siècle, aujourd’hui intégré au paysage urbain entre commerce et mémoire patrimoniale.