Frise chronologique
1130–1140
Fondation templière
Fondation templière
1130–1140 (≈ 1135)
Création sous Guillaume X ou Aliénor d’Aquitaine
1223
Guillaume de Sonnac recteur
Guillaume de Sonnac recteur
1223 (≈ 1223)
Futur maître de l’Ordre du Temple
1240
Agrandissement de la chapelle
Agrandissement de la chapelle
1240 (≈ 1240)
Ajout d’une travée à la nef
1303–1307
Préceptorat d’Audebert de la Porte
Préceptorat d’Audebert de la Porte
1303–1307 (≈ 1305)
Dernier précepteur templier connu
1314
Passage aux Hospitaliers
Passage aux Hospitaliers
1314 (≈ 1314)
Fin de la période templière
1462
Rattachement de Boussais et Prailles
Rattachement de Boussais et Prailles
1462 (≈ 1462)
Extension des possessions hospitalières
1913
Classement des peintures
Classement des peintures
1913 (≈ 1913)
Protection des fresques de l’abside
1938
Classement de la chapelle
Classement de la chapelle
1938 (≈ 1938)
Protection du monument entier
1966–1977
Restauration de la chapelle
Restauration de la chapelle
1966–1977 (≈ 1972)
Travaux dirigés par Georges Lavrard
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les restes des peintures murales de la chapelle : classement par arrêté du 14 août 1913 ; La chapelle : classement par arrêté du 21 septembre 1938
Personnages clés
| Guillaume X d'Aquitaine - Duc d’Aquitaine |
Possible fondateur de la commanderie |
| Aliénor d'Aquitaine - Duchesse d’Aquitaine |
Possible fondatrice alternative |
| Guillaume de Sonnac - Recteur puis maître du Temple |
Précepteur d’Ozon en 1223 |
| Renaud de Vichiers - Maître de l’Ordre du Temple |
Possible précepteur vers 1236 |
| Audebert de la Porte - Dernier précepteur templier |
Témoin des réceptions en 1303–1307 |
| Georges Lavrard - Architecte restaurateur |
Dirigea les travaux de 1966 à 1977 |
Origine et histoire
La commanderie d'Auzon, aussi appelée commanderie d'Ozon, fut fondée entre 1130 et 1140 par les Templiers sous l’autorité de Guillaume X d’Aquitaine ou Aliénor d’Aquitaine. Elle constituait, avec celle de La Rochelle, la principale baillie de la province d’Aquitaine, incluant alors le Poitou. Les archives templières furent presque entièrement détruites pendant les guerres de Religion, laissant peu de traces de cette période. La chapelle, de style roman, mesure 30 mètres de long et conserve des fresques du XIIe siècle, dont un Christ en majesté entouré du tétramorphe, endommagées lors de la Seconde Guerre mondiale.
À partir de 1314, la commanderie passa aux Hospitaliers, période mieux documentée grâce aux 27 liasses d’archives départementales. Les commanderies de Boussais et Prailles y furent rattachées en 1462. La chapelle, classée Monument Historique en 1913 (peintures) et 1938 (bâtiment), fut restaurée entre 1966 et 1977. Les bâtiments conventuels, détruits après 1835, ne laissent subsister que la chapelle et un pigeonnier du XVIIe siècle, inscrit à l’inventaire supplémentaire.
Parmi les figures marquantes, Guillaume de Sonnac, recteur d’Ozon vers 1223, devint maître de l’Ordre du Temple en 1247 et mourut en 1250 en protégeant Louis IX lors de la bataille de Mansourah. Renaud de Vichiers, possible précepteur d’Ozon vers 1236, succéda à Guillaume de Sonnac et participa à la libération de Louis IX. Les derniers précepteurs templiers, comme Audebert de la Porte (1303–1307), fournirent des témoignages précieux sur les cérémonies dans la chapelle.
Architecturalement, la chapelle se compose d’une nef simple à quatre travées et d’une abside semi-circulaire, agrandie vers 1240. Les murs romans, épaissis de contreforts, et les fenêtres cintrées reflètent son caractère défensif. Les fresques de l’abside, symbolisant les quatre évangélistes, illustrent l’importance artistique et religieuse du site. Le pigeonnier du XVIIe siècle, seul vestige des dépendances, complète l’ensemble.
La commanderie illustre la transition entre les Templiers et les Hospitaliers en Aquitaine, ainsi que l’évolution architecturale et fonctionnelle des commanderies médiévales. Son classement et ses restaurations soulignent sa valeur patrimoniale, malgré les destructions subies au fil des siècles.