Frise chronologique
1207
Première mention écrite
Première mention écrite
1207 (≈ 1207)
Date de construction de la chapelle.
milieu du XIIe siècle
Fondation templière
Fondation templière
milieu du XIIe siècle (≈ 1250)
Création de la commanderie et chapelle.
XIVe siècle
Abandon pendant la guerre de Cent Ans
Abandon pendant la guerre de Cent Ans
XIVe siècle (≈ 1450)
Commanderie désertée et ruinée.
XVIe siècle
Passage aux Hospitaliers
Passage aux Hospitaliers
XVIe siècle (≈ 1650)
Devenue chapelle du Courreau.
1851
Effondrement de la voûte
Effondrement de la voûte
1851 (≈ 1851)
Détérioration avancée de la chapelle.
2013
Classement monument historique
Classement monument historique
2013 (≈ 2013)
Inscription des vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La commanderie en totalité (cad. C 192), ainsi que le sol de la parcelle pouvant receler des vestiges archéologiques : inscription par arrêté du 14 mars 2013
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources |
Les textes ne citent aucun acteur spécifique. |
Origine et histoire
La commanderie de Boixe, fondée vers le milieu du XIIe siècle, était à l'origine une possession des Templiers. Elle est mentionnée pour la première fois en 1207, année de la construction de sa chapelle. Après la dissolution de l'ordre du Temple, elle fut cédée aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Ce site, aussi appelé chapelle du Courreau, se situe entre les lieux-dits du Courreau et du Temple, près d'Angoulême.
Durant la guerre de Cent Ans, la commanderie fut abandonnée, puis endommagée par les guerres de Religion. Au XVIe siècle, elle devint une dépendance de la commanderie du Fouilloux, sous le nom de chapelle du Courreau. En 1615, elle était déjà en déclin, et sa voûte s’effondra en 1851. Aujourd’hui, seuls les murs de la chapelle subsistent, avec des traces de son architecture romane, comme un triplet de baies étroites.
La chapelle, de plan rectangulaire, était orientée à l’est et dotée d’une voûte unique. Une porte en plein cintre servait d’entrée, tandis que la façade occidentale porte les traces d’une restauration au XVIIIe siècle. Les vestiges, inscrits aux monuments historiques depuis 2013, sont gérés par l’association des Amis du Temple de Boixe. À proximité, le logis du commandeur, datant de la fin du XVe siècle, a été restauré dans les années 1990.
Ce monument illustre l’architecture simple des chapelles templières de la région, avec un chevet plat percé de trois baies. Il reflète aussi les bouleversements historiques subis par les ordres militaires, des Templiers aux Hospitaliers, en passant par les conflits religieux et les périodes d’abandon. Les vestiges archéologiques et les dépendances, bien que ruinés, offrent un aperçu de la vie monastique médiévale.