Première mention écrite 1207 (≈ 1207)
La chapelle est mentionnée pour la première fois dans les textes.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la chapelle romane par les Templiers.
Fin du XVe siècle
Construction du logis
Construction du logis Fin du XVe siècle (≈ 1595)
La maison du commandeur est construite.
XVIIe siècle
Restauration de la façade
Restauration de la façade XVIIe siècle (≈ 1750)
La façade occidentale est restaurée après un écroulement.
2013
Inscription monument historique
Inscription monument historique 2013 (≈ 2013)
Les vestiges de la chapelle sont inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La commanderie en totalité (cad. C 192), ainsi que le sol de la parcelle pouvant receler des vestiges archéologiques : inscription par arrêté du 14 mars 2013
Origine et histoire de la Commanderie de Boixe
La commanderie de Boixe, dite chapelle du Courreau, est située à Maine‑de‑Boixe (Charente), entre les lieux‑dits du Courreau et du Temple, au nord d'Angoulême. La chapelle paraît remonter à la seconde moitié du XIIe siècle et les textes la mentionnent pour la première fois en 1207. Après la chute des Templiers, la maison fut cédée aux chevaliers de Saint‑Jean de Jérusalem. Désertée pendant la guerre de Cent Ans puis ruinée par les guerres de Religion, elle devint un établissement secondaire rattaché à la commanderie du Fouilloux. Vendue à des particuliers à la Révolution, après la suppression de l'ordre de Malte, elle fut abandonnée et se dégrada progressivement. L'association des Amis du Temple de Boixe en est aujourd'hui propriétaire ; dans le voisinage, le logis du commandeur a été restauré par le Club Marpen dans les années 1990.
Il ne subsiste du petit édifice roman que les murs, récemment dégagés de la végétation, et quelques fragments du toit en lauzes. Le plan est simple, rectangulaire et orienté vers l'est ; le mur oriental présente un triplet roman de trois longues baies étroites qui éclairait l'intérieur, et seule l'amorce du pignon oriental demeure. Les murs gouttereaux, conservés en partie, étaient épaulés par trois contreforts plats. La voûte, aujourd'hui disparue, était d'une seule volée reposant sur un cordon encore apparent ; aucune trace de colonne n'est visible à l'intérieur. Un lavabo et une crédence avaient été aménagés dans la maçonnerie, de chaque côté de l'autel, et une piscine liturgique subsiste à l'intérieur. L'accès se faisait par une porte en plein cintre ouverte dans le mur gouttereau sud. La façade occidentale porte les traces d'une restauration du XVIIIe siècle, probablement intervenue après l'écroulement du mur et du logis attenant. Les dépendances, bâties en moellons, sont très ruinéess mais laissent apparaître d'anciens vestiges tels qu'une cheminée et une petite meurtrière. Représentative des premières constructions des ordres militaires, la chapelle se distingue par son chevet plat à triplet et son décor rare ; ce triplet a en outre inspiré le chevet de l'église paroissiale de Maine‑de‑Boixe. Les vestiges de la chapelle sont inscrits au titre des monuments historiques depuis 2013. Dans le village du Courreau, la maison du commandeur, datée de la fin du XVe siècle, conserve une façade et une fenêtre ornée d'une croix de Malte.