Frise chronologique
1223
Première mention écrite
Première mention écrite
1223 (≈ 1223)
Concession de Marguerite du Bois
4e quart du XIIe siècle
Fondation présumée
Fondation présumée
4e quart du XIIe siècle (≈ 1287)
Construction chapelle et salle capitulaire
début XIVe siècle
Procès des Templiers
Procès des Templiers
début XIVe siècle (≈ 1404)
Mention de Gilles de Chevru
4 janvier 1994
Classement monument historique
Classement monument historique
4 janvier 1994 (≈ 1994)
Protection chapelle et salle capitulaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle, y compris son décor peint, et salle capitulaire (cad. A 137) : classement par décret du 4 janvier 1994
Personnages clés
| Marguerite du Bois - Donatrice |
Concession de 1223 pour la commanderie |
| Gilles de Chevru - Précepteur ou lieutenant |
Responsable lors du procès des Templiers |
| Jean de Provins - Frère templier |
Résidant à Fresnoy en 1300 |
Origine et histoire
La commanderie de Fresnoy, située à Montpothier dans le département de l’Aube (région Grand Est), est un monument historique daté du 4e quart du XIIe siècle. Ce site templier, mentionné dans des documents du XIIIe siècle et lors du procès de l’ordre du Temple, se trouvait alors dans le comté de Champagne, près de Provins. Il ne doit pas être confondu avec d’autres localités homonymes comme Fresnoy-le-Château ou Boussières-en-Cambrésis, qui abritaient aussi des commanderies.
La chapelle et la salle capitulaire, voûtée d’ogives, sont les éléments les plus anciens du site, leur existence étant attestée dès 1223 grâce à une concession accordée par Marguerite du Bois. Lors du procès des Templiers au début du XIVe siècle, il est fait mention de Gilles de Chevru, précepteur (ou lieutenant) de la commanderie, ainsi que de Jean de Provins, un jeune frère de 18 ans résidant sur place. Ces détails suggèrent que Fresnoy était peut-être une simple maison du Temple plutôt qu’une commanderie à part entière à ses débuts.
Après la dissolution de l’ordre du Temple, le site passa probablement aux mains des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, bien que peu de sources détaillent cette transition. La commanderie fut classée au titre des monuments historiques en 1994, protégeant ainsi sa chapelle — ornée de peintures murales du XIVe siècle — et sa salle capitulaire. Aujourd’hui, le site appartient à une société privée, et son accès au public reste sujet à des conditions non précisées dans les sources disponibles.
Les archives mentionnent également des confusions géographiques avec d’autres commanderies portées le nom de Fresnoy, soulignant l’importance de ce réseau dans la région. Les références bibliographiques, comme les travaux de Thierry Leroy ou Victor Carrière, approfondissent le rôle des Templiers en Champagne, mais peu d’ouvrages se concentrent spécifiquement sur Fresnoy. Les documents du procès des Templiers et les cartulaires locaux restent les principales sources pour comprendre son histoire.