Frise chronologique
1181
Fondation de la commanderie
Fondation de la commanderie
1181 (≈ 1181)
Donation d’un mas par deux seigneurs locaux.
1249
Construction du château templier
Construction du château templier
1249 (≈ 1249)
Château, chapelle et fortifications érigés.
1307
Arrestation des Templiers
Arrestation des Templiers
1307 (≈ 1307)
Biens confisqués, transmis aux Hospitaliers.
XIVe siècle
Rebâtissement de l’église
Rebâtissement de l’église
XIVe siècle (≈ 1450)
Œuvre des Hospitaliers, plan régional.
1945
Classement monument historique
Classement monument historique
1945 (≈ 1945)
Donjon et vestiges du château protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Richard de Montpaon - Seigneur donateur |
Offrit un mas pour fonder la commanderie. |
| Brenguier de Molnar - Seigneur donateur |
Co-donateur du mas en 1181. |
Origine et histoire
La commanderie de La Couvertoirade fut fondée en 1181 après la donation d’un mas par les seigneurs Richard de Montpaon et Brenguier de Molnar. Ce site, occupé bien avant cette date, devint une possession templière majeure dans la région. Les Templiers y érigèrent en 1249 un château, une chapelle, et fortifièrent le village, reflétant leur influence militaire et religieuse dans le Rouergue.
En 1307, après l’arrestation des Templiers et la confiscation de leurs biens, la commanderie passa aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Ces derniers renforcèrent les fortifications pour protéger les quelques familles vivant sur place. Le donjon, de style roman à contreforts plats, et les vestiges du château furent classés monuments historiques en 1945, témoignant de leur importance architecturale.
L’église, rebâtie au XIVe siècle par les Hospitaliers, suit un plan régional simple : une nef à deux travées voûtées et un chœur rectangulaire. Le château templier, rare exemple en France, comportait un donjon avec four, citerne et chambres, ainsi qu’une bretèche d’entrée inspirée des croisades. Les Hospitaliers y ajoutèrent une tour, aujourd’hui partiellement ruinée, tandis que le donjon roman reste bien conservé.
Les sources historiques mentionnent des commandeurs templiers et hospitaliers, mais leurs noms et actions précises ne sont pas détaillés dans les textes disponibles. La commanderie illustre ainsi la transition entre les deux ordres militaires, marquée par des adaptations architecturales et défensives au fil des siècles.