Frise chronologique
1128
Fondation templière
Fondation templière
1128 (≈ 1128)
Création avec appui de Barthélemy de Jur
1140
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1140 (≈ 1140)
Forme octogonale inspirée du Saint-Sépulcre
1312
Passage aux Hospitaliers
Passage aux Hospitaliers
1312 (≈ 1312)
Transfert après dissolution des Templiers
1846
Classement monument historique
Classement monument historique
1846 (≈ 1846)
Protection par liste officielle
1891
Transformation en musée
Transformation en musée
1891 (≈ 1891)
Restauration et aménagements majeurs
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle des Templiers : classement par liste de 1846
Personnages clés
| Barthélemy de Jur - Soutien fondateur |
Aida à l’établissement des Templiers |
| Pape Honorius II - Autorité religieuse |
Autorisa la fondation en 1128 |
| Guillaume de Harcigny - Médecin royal |
Gisant conservé dans la chapelle |
| Grégoire - Chapelain templier |
Sépulture relevée au XXe siècle |
| Jacques de Haute Avesnes - Commandeur de Puisieux |
Inhumé dans la chapelle (1235) |
Origine et histoire
La commanderie de Laon, aussi appelée chapelle des Templiers, fut édifiée au XIIe siècle. Fondée en 1128 avec l’appui de Barthélemy de Jur et l’accord du pape Honorius II, elle servit initialement de base aux Templiers avant de passer aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en 1312, après la dissolution de l’ordre du Temple. La chapelle, de forme octogonale, fut construite vers 1140, s’inspirant du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Elle devint un modèle architectural, influençant notamment la chapelle de Metz.
À l’origine conçue comme chapelle funéraire, elle abrite aujourd’hui des sépultures historiques, dont le gisant de Guillaume de Harcigny, médecin de Charles VI. Sous la Révolution, les bâtiments furent transformés en prison, remplaçant la tour de Louis d’Outremer, devenue insuffisante. La chapelle, classée monument historique en 1846, fut restaurée en 1891 lors de sa conversion en musée, tout en conservant son porche du XIIe siècle et son clocher du XIVe.
Architecturalement, la chapelle se distingue par son plan centré en calcaire, voûté d’ogives, et son chœur en cul-de-four. Le musée adjacent, disposé en L, fut aménagé avec un éclairage zénithal et un escalier en charpente. Les modifications majeures datent de 1891, période où la chapelle fut préservée tandis que les bâtiments annexes étaient adaptés à leur nouvelle fonction muséale. La commanderie illustre ainsi l’évolution des usages religieux, militaires et culturels d’un même lieu à travers les siècles.
Devenir actuel
Elle fait actuellement partie du musée de Laon qui renferme, en son sein, le gisant de la pierre tombale de Guillaume de Harcigny, médecin du roi Charles VI de France.